Philippines : l'attaque du casino de Manille n'était pas terroriste, selon les autorités

Des employés du casino de Manille (Philippines) déposent des fleurs et des bougies devant l\'entrée de l\'établissement, le 4 juin 2017, après une attaque qui a fait 37 morts.
Des employés du casino de Manille (Philippines) déposent des fleurs et des bougies devant l'entrée de l'établissement, le 4 juin 2017, après une attaque qui a fait 37 morts. (ROMEO RANOCO / REUTERS)

L'homme qui a tué 37 personnes en mettant le feu à l'établissement était un père de famille, motivé par ses lourdes pertes de jeu, assure la police philippine.

La piste terroriste est officiellement écartée après l'attaque du casino de Manille, dans la nuit du jeudi 1er au vendredi 2 juin. Les autorités philippines assurent, dimanche 4 juin, avoir identifié l'auteur des faits qui se sont soldés par la mort de 37 personnes. Selon la police, il s'agit d'un père de famille motivé par ses lourdes pertes de jeu. Après avoir tiré sur des clients et incendié des salles du casino dans la nuit de jeudi à vendredi, l'homme s'est suicidé par le feu dans une chambre d'hôtel.

L'assaillant est présenté comme étant Jessie Javier Carlos, un Philippin catholique de 43 ans. Ce père de trois enfants avait été interdit de casino par la Corporation philippine du jeu, Pagcor, depuis le mois d'avril, à cause de son addiction au jeu. "Il est lourdement endetté en raison de son addiction aux casinos. C'est devenu un sujet de mésentente avec sa femme et ses parents", a expliqué le chef de la police de la capitale philippine"Pagcor l'a banni des casinos à la demande de ses proches. Cela a pu être le facteur déclenchant. C'est pourquoi il en voulait tant aux casinos."

La revendication de l'Etat islamique contestée

Le chef de la police a précisé que cet homme était un ancien fonctionnaire du ministère des Finances qui avait été licencié en avril 2014 pour ne pas avoir correctement déclaré ses avoirs et sa situation fiscale. Son compte en banque était à découvert de quatre millions de pesos (soit 72 000 euros).

L'identification du suspect prouve le caractère fallacieux de la revendication par le groupe jihadiste Etat islamique de la responsabilité de cette attaque, a souligné le chef de la police de Manille. Samedi, le président des Philippines, Rodrigo Duterte, avait démenti que l'auteur de l'attaque ait été un terroriste ayant agi au nom du groupe Etat islamique. Les autorités policières assuraient depuis le début qu'il s'agissait d'une tentative de vol à main armée ayant mal tourné.

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