Partis pour une virée en mer, des plaisanciers survivent dix jours au large de la Malaisie en mangeant du poisson cru

Les quatre rescapés posent avec leurs sauveteurs, à Sabah (Malaisie), le 12 mai 2016.  
Les quatre rescapés posent avec leurs sauveteurs, à Sabah (Malaisie), le 12 mai 2016.   (AP/SIPA / AP)

Ils ont finalement été secourus par un chalutier vietnamien.

Ils étaient partis pour une petite visite des îles et des récifs coralliens non loin de Bornéo et ils ont bien failli ne jamais rejoindre la terre ferme. Le propriétaire d'un petit complexe hôtelier, sa stagiaire et deux touristes espagnols ont survécu 10 jours en mer, à la dérive, en se nourrissant de poissons crus.

Alors qu'ils étaient partis en expédition, des vagues puissantes ont renversé leurs bateaux motorisés, a raconté Tommy Lam Wai Yin, l'hôtelier naufragé, lundi 16 mai. S'ils sont parvenus à redresser leurs embarcations, les naufragés ont perdu leur réserve d'eau potable et leurs torches. D'après The Telegraph (en anglais), ils n'ont pas réussi à redémarrer le moteur.

Des poissons volants qui tombent à pic

Sans nourriture et privés de téléphones en état de marche, ils ont survécu en se nourrissant d'exocets crus, de petits poissons volants, qui atterrissent alors dans leur bateau. "Cela va prendre du temps avant que je mange à nouveaux des sashimis", ironise aujourd'hui Tommy Lam Wai Yin.

Pour se déshydrater, les quatre compagnons d'infortune ont léché les gouttes condensées à l'extérieur d'un sac d'eau de mer abandonné au soleil. Une astuce tirée d'un film que Martha Miquel, la touriste espagnole, avait vu.

Un téléphone qui aurait pu les aider

Les gardes-côtes malaisiens avaient lancé une opération de recherche mais ils ont cherché trop au nord, près des îles Spratleys, alors que les aventuriers dérivaient vers les côtes de Bornéo. Après dix jours de dérive, ils ont finalement été secourus par un chalutier vietnamien qui s'était aventuré illégalement dans les eaux malaisiennes, avant d'être remis vendredi aux autorités locales.

Ce n'est qu'au terme de leur odyssée que Armilla Alihassan, la stagiaire de Tommy Lam Wai Yin, a retrouvé son portable en état de marche. Elle l'avait en fait disposé dans un sachet plastique avant le début de l'expédition. Une découverte qui aurait pu couper court à leur malheur en mer. "Nous ne lui en voulons pas. Elle était tellement sous le choc", assure son patron.