Nouvelle-Zélande : un gang de jeunes violeurs attirait ses victimes sur Facebook

De jeunes Néo-Zélandais rencontraient leurs proies sur Facebook, les violaient puis postaient des vidéos racontant leurs exploits.
De jeunes Néo-Zélandais rencontraient leurs proies sur Facebook, les violaient puis postaient des vidéos racontant leurs exploits. (JUAN MABROMATA / AFP)

Un groupe de jeunes hommes se vantait sur Facebook d'avoir abusé de jeunes filles, certaines âgées de 13 ans. Pourtant alertée, la police n'a rien fait pendant deux ans.

La Nouvelle-Zélande est sous le choc après les révélations d'une chaîne de télévision locale. Une enquête a été ouverte, jeudi 7 novembre, sur les manquements supposés de la police dans une affaire de viols de très jeunes filles par un gang d'ados. La police avait en effet admis être au courant des activités de ce groupe depuis deux ans, sans pouvoir agir faute de témoignages, les victimes n'osant pas porter plainte. Or quatre jeunes filles ont porté plainte, dont certaines dès 2011, a révélé la presse.

Ces jeunes hommes de moins de 20 ans, qui se surnomment les "Roast Busters" (que l'on peut traduire par "les rois de l'humiliation"), se vantaient sur Facebook d'avoir séduit des jeunes filles, certaines âgées de 13 ans, de les avoir fait boire puis d'avoir eu des relations sexuelles avec elles. Ils rencontraient leurs proies sur le réseau social, où ils postaient ensuite leurs commentaires et des vidéos racontant leurs exploits, tout en humiliant les victimes.

Des actes qualifiés "d'ignobles" par le Premier ministre néo-zélandais, John Key, qui a regretté que le gouvernement apprenne les détails de cette affaire via la presse. La ministre de la Police, Anne Tolley, a déclaré que l'affaire avait été "très mal gérée" par les policiers. Elle a demandé au régulateur des forces de police d'ouvrir une enquête.

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