Nouvelle-Zélande : le volcan encore trop menaçant pour récupérer les corps

Le volcan de White Island, le 11 décembre 2019.
Le volcan de White Island, le 11 décembre 2019. (MARTY MELVILLE / AFP)

Les secours n'ont toujours pas pu se rendre sur l'île, où une éruption a fait au moins six morts et huit disparus.

L'île est encore trop dangereuse. La police néo-zélandaise a expliqué, mercredi 11 décembre, qu'envoyer des secouristes récupérer les corps des 14 personnes tuées par l'éruption du volcan de White Island (Nouvelle-Zélande) serait "de la folie". "Nous avons la responsabilité, envers les membres de la police néo-zélandaise, de veiller à ce que toute situation dans laquelle nous les plaçons n'est pas dangereuse", a justifié le ministre Stuart Nash à la radio. 

Des sismologues ont estimé à 50% le risque d'une nouvelle éruption sur l'île, située à 50 kilomètres de la côte. Des gaz toxiques s'échappent également du cratère, et l'éruption a recouvert l'île d'une épaisse couche de cendres accompagnées d'acide. La météo venteuse, et qui doit encore se détériorer jeudi, a par ailleurs empêché le déploiement de drones destinés à mesurer les niveaux de gaz toxiques dans l'atmosphère.

La frustration des familles des victimes

"Nous évaluons tous les critères, toutes les deux ou trois heures, pour voir si nous pouvons y aller", a expliqué à la presse un porte-parole de la police, Bruce Bird, alors que l'impatience monte pour lancer les opérations de récupération des corps. Le ministre Stuart Nash a déclaré comprendre la frustration des familles de victimes, mais affirmé que les équipes de secours ne pouvaient qu'attendre.

L'éruption de lundi a fait au moins six morts sur cette île très touristique. Les corps de huit autres personnes, portées disparues et présumées mortes, se trouvent encore sur place, selon les autorités. Une cinquantaine de personnes étaient sur l'île au moment de l'éruption. Au moins 26 survivants sont encore hospitalisés pour de graves brûlures.

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