Le cinéma pakistanais veut revivre

Une salle de cinéma à Lahore
Une salle de cinéma à Lahore (Zerega/Flicker)

En 2012, l'industrie du cinéma pakistanais a produit seulement trois films. Dans les années soixante-dix, elle sortait 200 long-métrages par an. Le 7e art pakistanais n'a pas résisté à la concurrence du voisin indien, ni à la copie pirate. Aujourd’hui, il tente un retour en s'attaquant aux sujets de société.


Le pari est osé. Associer dans une même série, trois grandes problématiques du moment. Ainsi, Samar Raza, le réalisateur de Taan, ose parler d'homosexualité, de terrorisme et de mariage entre musulman et chrétien. Le tout sous forme d'une comédie musicale, un style fort prisé dans le temps par la population.

La musique peut aider à faire passer ces idées très sulfureuses pour le Pakistan, voire totalement suicidaires. On ne plaisante pas ici, ni avec la religion, ni avec les bonnes mœurs.

Mais un cinéaste pakistanais peut-il avoir un autre choix pour tenter de vivre de son métier? Ici, le 7e art est mort ou presque. Le pays est envahi par les productions de Bollywood et les «telenovelas» venues d'Istanbul. Traduire vite fait une série coûte bien moins cher que de la réaliser sur place. Selon InaGlobal.fr, il ne reste plus que 160 salles en activité dans tout le pays.
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