La Chine censure "les mauvaises nouvelles" sur les inondations

Une femme lave son linge dans un village à proximité de Pékin, après des inondations meurtrières dans la capitale chinoise, le 24 juillet 2012.
Une femme lave son linge dans un village à proximité de Pékin, après des inondations meurtrières dans la capitale chinoise, le 24 juillet 2012. (LIU LIANMIN / AFP)

Elles ont fait 37 morts le week-end dernier à Pékin et déclenché un flot de critiques contre le gouvernement.

Des "accomplissements méritant des éloges et des larmes".  C'est la seule chose que la presse chinoise est autorisée à rapporter au sujet des inondations qui ont fait 37 morts le week-end des 21 et 22 juillet à Pékin. Le plus haut responsable de la propagande dans la capitale chinoise a donné l'ordre aux médias de s'en tenir aux bonnes nouvelles.

Objectif : faire taire le flot de critiques concernant la gestion des intempéries par les autorités. Certains décès auraient pu être évités si des mises en garde avaient été adressées à la population et les systèmes d'évacuation des eaux modernisés, selon des habitants qui ont exprimé leur colère à travers des microblogs.

Les microblogs censurés

Mardi, les censeurs étaient à l'œuvre pour supprimer les plus critiques de ces messages. La plupart des microblogs censurés au cours des deux derniers jours en Chine étaient consacrés aux inondations de Pékin, selon David Bandurski, spécialiste de l'internet chinois au China Media Project à Hong Kong.

Malgré la censure, des informations filtrent dans les médias. Le système d'évacuation des eaux "nécessite d'être amélioré, voire reconstruit", a affirmé dans un éditorial le China Daily, quotidien anglophone qui s'adresse à un lectorat avant tout étranger.