L'"héritier" de Samsung condamné à cinq ans de prison pour corruption

Lee Jae-yong lors de son procès à Séoul, le 25 août 2017. 
Lee Jae-yong lors de son procès à Séoul, le 25 août 2017.  (CHUNG SUNG-JUN / AFP)

Il a été reconnu coupable d'avoir versé 6,6 millions d'euros à la confidente de l'ancienne présidente sud-coréenne, Choi Soon-sil, en échange de faveurs politiques.

Lee Jae-Yong, l'"héritier" de l'empire Samsung, a été condamné à cinq ans de prison pour corruption, vendredi 25 août à Séoul, dans le cadre du procès sur le retentissant scandale qui a emporté la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye. Le parquet avait initialement requis 12 ans de réclusion à l'encontre de Lee Jae-Yong, vice-président de Samsung Electronics.

A 49 ans, le fils du président du groupe a été reconnu coupable de corruption, abus de bien sociaux, parjure et d'autres chefs en rapport avec des versements à la confidente de l'ombre de l'ancienne présidente sud-coréenne, Choi Soon-Sil. La justice a estimé qu'il a versé un total de 6,6 millions d'euros.

Un scandale politique

Le tribunal a jugé que Samsung avait reçu des faveurs politiques, notamment le soutien du gouvernement à la passation générationnelle du pouvoir en 2014, après la crise cardiaque du père Lee, fondateur du groupe. 

La défense dément tout, arguant que Samsung a été contraint de verser cet argent, sous la pression de l'ex-présidente sud-coréenne. Deux autres cadres dirigeants ont été condamnés à des peines allant jusqu'à quatre ans de prison, deux à du sursis. Ce jugement met en difficulté le géant de l'électronique : il pourrait priver Samsung de gouvernail pendant un bon moment et, ainsi, nuire à sa capacité de prendre des décisions d'investissements cruciales.