L'Australie adopte une taxe carbone

La première ministre australienne Julia Gillard lors du G20 le 3 novembre 2011 à Cannes.
La première ministre australienne Julia Gillard lors du G20 le 3 novembre 2011 à Cannes. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Le pays, grand consommateur de charbon, est l'un des plus gros émetteurs de CO2 par habitant des pays développés.

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La première ministre australienne Julia Gillard a gagné son combat. Le Parlement australien a approuvé mardi 8 novembre la création d'une taxe carbone, à un mois de la conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Durban, en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre.

L'Australie ne contribue que pour 1,5 % des émissions de gaz carbonique dans le monde mais il est, parmi les pays développés, le plus important émetteur par habitant en raison de sa dépendance au charbon pour l'électricité. 

La taxe était très impopulaire auprès des électeurs et de l'opposition. Elle prévoit qu'un forfait de 23 dollars australiens (17,3 euros) par tonne de CO2 émise devra être payé à partir de juillet 2012 par les 500 plus gros pollueurs du pays, à l'exception des agriculteurs. Une bourse du carbone sera mise en place dans quatre ans, accompagné d'un seuil maximum d'émissions, fixé dès 2014.

Un exemple pour les autres pays développés ?

Julia Gillard espère que l'adoption de cette taxe fera pencher la balance en faveur d'un accord global sur la lutte contre le réchauffement climatique à Durban.

La Commission européenne a présenté en avril un projet de taxe carbone européenne, fixant la tonne de CO2 à 20 euros. Elle pourrait entrer en vigueur entre 2013 et 2020, si elle est adoptée par l'ensemble des 27.

La France a tenté il y a deux ans de faire adopter une taxe carbone, fixant la tonne de CO2 à 17 euros, mais le projet a finalement été abandonné.

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