L'armée thaïlandaise lance l'assaut à Bangkok, les Chemises rouges lèvent le camp

(Radio France © France Info)

Après une semaine de heurts, les autorités thaïlandaises ont décidé de passer à l'offensive ce matin, contre la "zone rouge", ce quartier central de Bangkok où sont retranchées les "{chemises rouges}" depuis près de cinq semaines. Les leaders du mouvement ont annoncé qu'ils se rendaient et appelé leurs partisans à se disperser. Mais certains semblent résister encore... La Bourse, un centre commercial et les locaux d'une chaîne de télévision sont en feu.

Six jours que l'assaut couvait à Bangkok : des centaines de soldats et de blindés se sont attaqués dès l'aube aux barricades érigées par les opposants au gouvernement, qu'on appelle les "chemises rouges".
_ "Les opérations vont se poursuivre tout au long de la journée", prévenait ce matin le porte-parole du gouvernement lors d'une allocution
télévisée en thaïlandais et en anglais. On parle désormais d'au moins cinq morts : quatre civils et peut-être un journaliste italien. Des informations contradictoires circulent à son sujet depuis plusieurs heures. Et ce bilan pourrait s'alourdir : une centaine de personnes seraient prises au piège, dans l'incendie des locaux d'une chaîne de télévision, Channel 3.

Mais d'ores et déjà, les leaders de la contestation ont décidé de ne pas résister à l'assaut de l'armée : ils ont annoncé leur reddition et appelé leurs partisans à la dispersion. "Nous ne
voulons pas plus de morts", a déclaré l'un d'eux Jatuporn Prompan, en larmes.

Les violences semblent pourtant se poursuivent. On sait que l'un de ces chefs de la rébellion est en fuite. Plusieurs bâtiments, la Bourse de Bangkok et un centre commercial sont en feu. Et hors de la capitale, des milliers de manifestants auraient incendié aussi le siège d'un gouvernement dans une province du nord-est. Les autorités admettent que la situation n'est pas encore totalement sous contrôle. Le ministère thaïlandais de la Défense annonce ce soir un couvre-feu à Bangkok.

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