Incendies en Australie : "On est dans une situation apocalyptique", estime le fondateur de l'ONG Pompiers de l'urgence internationale

Une route en Nouvelle-Galles du Sud sous un nuage de fumée orangé à cause des incendies qui ravagent le pays, le 5 janvier 2020.
Une route en Nouvelle-Galles du Sud sous un nuage de fumée orangé à cause des incendies qui ravagent le pays, le 5 janvier 2020. (SAEED KHAN / AFP)

Depuis le mois de septembre, des incendies ravagent le pays, provoquant des dégats considérables et l'évacuation de milliers de personnes. "La faune est très impactée et l'écosystème va être complètement modifié", déplore le fondateur de l'ONG Pompiers de l'urgence internationale.

"On est dans la démesure complète" et "dans une situation qu'on peut qualifier d'apocalyptique", a estimé dimanche 5 janvier, sur franceinfo, le lieutenant-colonel Philippe Besson, à propos des incendies qui dévastent des régions entières de l'Australie. "Chaque incendie peut faire quasiment plus de 300 000 hectares, c'est considérable, avec des flammes qui font parfois plus de 70 mètres", a souligné le fondateur de l'ONG Pompiers de l'urgence internationale.

"Tous les ans, il y a des feux qui se produisent en Australie à cette période, ce n'est pas une surprise. Par contre, c'est la violence des incendies qui est très surprenante, avec cette chaleur et ce vent qui favorisent leur propagation", a-t-il expliqué.

Les feux de forêt d'une ampleur et d'une violence sans précédent ont fait une 24e victime et des "dégâts considérables", ont infiqué dimanche les autorités australiennes.

Pas de "solution miracle"

"On a de notre part proposé au gouvernement [australien] une aide matérielle et humaine, en aidant à l'évacuation des populations, et on a également proposé de participer aux différentes opérations de sauvetage des animaux, parce que la faune est également très impactée et l'écosystème va être complètement modifié pour les années futures", a ajouté Philippe Besson.

Selon lui, les pompiers australiens n'ont "pas de solution miracle" pour lutter contre ces feux. "A part limiter les dégâts et faire des zones de coupe-feu, c'est peut-être la seule solution qu'ils peuvent envisager, et puis attendre que la période de sécheresse s'arrête."

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