En Chine, deux fillettes empoisonnées à cause d'une concurrence entre jardins d'enfants

La mère et la grand-mère d\'une des fillettes empoisonnées par la responsable d\'un jardin d\'enfants, le 2 mai 2013 à Pingshan (province du Hebei), en Chine.
La mère et la grand-mère d'une des fillettes empoisonnées par la responsable d'un jardin d'enfants, le 2 mai 2013 à Pingshan (province du Hebei), en Chine. (STR / AFP)

La directrice d'un jardin d'enfants a avoué avoir intoxiqué deux fillettes d'un autre établissement pour salir sa réputation.

Deux petites Chinoises de 5 et 6 ans sont mortes empoisonnées par la directrice d'un jardin d'enfants, dans le bourg de Lianghe, province du Hebei (nord de la Chine). Celle-ci entendait ainsi ruiner la réputation d'un établissement concurrent, a rapporté vendredi 3 mai la presse chinoise.

Les deux petites filles, accompagnées de leurs grands-mères, avaient découvert, le 24 avril, un sac abandonné sur le chemin de leur établissement. Il contenait un pot de yaourt et un cahier d'écolier. La grand-mère l'avait rapporté chez elle et les petites filles, de retour du jardin d'enfants, avaient bu le yaourt, selon le China Daily (en anglais). Prises de violentes douleurs, elles s'étaient effondrées. L'une est décédée dans l'ambulance et l'autre, au bout d'une semaine à l'hôpital.

Des scandales à répétition dans les établissements privés

L'enquête a révélé que le yaourt contenait un violent poison utilisé contre les rats. La police a arrêté peu après deux suspects, dont Shi Haixia, 39 ans. Cette directrice d'un jardin d'enfants a avoué avoir empoisonné le yaourt et fait déposer le sac par un complice, près de l'établissement avec lequel elle était en conflit pour le recrutement d'enfants. Celui-ci étant mieux coté que le sien, elle avait décidé d'en salir la réputation.

L'affaire illustre "le manque de supervision de l'éducation primaire" par les autorités locales en Chine, selon un pédagogue cité par le journal. Les faibles investissements publics dans ce domaine ont donné lieu à une floraison d'établissements privés, dotés d'un personnel sous-qualifié.

En mars, un "pédagogue" avait ainsi obligé les enfants d'un établissement du Hebei à boire leur urine, en guise de punition pour indiscipline, avait rapporté la presse. Un autre avait fait scandale récemment quand il avait été vu sur des photos mises sur internet en train de soulever un gamin de 5 ans par les oreilles "pour s'amuser", avant de poser des baillons aux enfants pour obtenir le silence.

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