Emeutes au Kazakhstan: le chef de la diplomatie américaine prévient qu'il sera "très difficile" d'obtenir le retrait des Russes

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, lors d\'une conférence de presse à Washington, le 7 janvier 2022.
Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, lors d'une conférence de presse à Washington, le 7 janvier 2022. (ANDREW HARNIK / AFP)

Le Kazakhstan, plus grand pays d'Asie centrale, est ébranlé par une contestation qui a éclaté dimanche en province après une hausse des prix du gaz. La Russie a envoyé sur place des troupes pour soutenir le pouvoir.

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a mis en doute, vendredi 7 janvier, la nécessité, pour le Kazakhstan, de faire appel au déploiement de troupes russes face à des émeutes qui secouent le pays, et a prévenu qu'il serait "très difficile" d'obtenir leur retrait. "Une leçon de l'histoire récente est qu'une fois que les Russes sont chez vous, il est parfois très difficile de les faire partir", a mis en garde le secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse à Washington. Le Kazakhstan, pays d'Asie centrale, est secoué depuis cinq jours par un mouvement de contestation sans précédent dans son histoire, contre la hausse des prix du gaz. 

 Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron appellent "à la fin des violences". "Les droits et sécurité des citoyens sont primordiaux et doivent être garantis." A l'occasion d'une conférence de presse organisée vendredi 7 janvier à l'Elysée, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président français, Emmanuel Macron, ont appelé "à la fin des violences et à la retenue"

Les raisons de la crise. Dans cet article, franceinfo reprend le fil de ces émeutes et vous explique pourquoi les Kazahks sont descendus dans la rue pour protester contre le gouvernement.

Vingt-six morts parmi les manifestants. Le ministère de l'Intérieur du Kazakhstan a annoncé, vendredi, que 26 "criminels armés" avaient été tués et 18 blessés lors des troubles survenus depuis plusieurs jours dans le pays.

Le président joue la fermeté. "J'ai donné l'ordre de tirer pour tuer sans avertissement", a déclaré vendredi le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, lors d'une allocution télévisée, ajoutant que les "terroristes continuent à endommager les biens et à utiliser des armes contre les citoyens". 

Des troupes russes déployées. Des troupes russes sont arrivées jeudi au Kazakhstan pour appuyer le pouvoir en place. Moscou avait annoncé l'arrivée au Kazakhstan de ses militaires dans le cadre du déploiement d'une "force collective de maintien de la paix" de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), un groupe sous contrôle russe, à l'appel du gouvernement kazakh.

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