Des centaines de migrants secourus au large de l'Indonésie

Des migrants en provenance du Bangladesh et de Birmanie sont pris en charge près d\'Aceh (Indonésie), le 10 mai 2015.
Des migrants en provenance du Bangladesh et de Birmanie sont pris en charge près d'Aceh (Indonésie), le 10 mai 2015. (REZA JUANDA / AFP)

Depuis 2012, plus de 100 000 musulmans de la minorité Rohingya ont fui la violence et la misère en Birmanie.

Un nouveau bateau transportant 400 migrants venus de Birmanie et du Bangladesh a été secouru lundi 11 mai par les autorités indonésiennes au large d'Aceh, dans le nord-ouest du pays, au lendemain de l'arrivée par la mer de 600 autres personnes.

"Notre équipe de secouristes a découvert un nouveau bateau transportant plus de 400 migrants, des Rohingyas de Birmanie et des Bangladais, en train de dériver au large d'Aceh ce matin", a déclaré un responsable des secours provinciaux.

D'autres bateaux transportant des migrants pourraient être sur le point de gagner les rives indonésiennes. Les pêcheurs aident les équipes de secours à patrouiller les eaux au large d'Aceh. Un millier de migrants sont désormais hébergés dans des centres, voire chez l'habitant, à travers la région. Ils reçoivent vivres et soins médicaux, a ajouté le responsable.

Une minorité musulmane persécutée

Les autorités ont revu lundi à la hausse le nombre de migrants arrivés dimanche à Aceh, portant le chiffre de 469 à 573. Par ailleurs, des bateaux transportant un millier de migrants sont arrivés lundi matin en Malaisie.

Les Rohingyas de Birmanie sont une minorité musulmane apatride, considérée par l'ONU comme l'une des plus persécutées au monde. Depuis 2012, plus de 100 000 Rohingyas ont fui la violence et la misère en Birmanie. La plupart se retrouvent via des passeurs en Thaïlande, où ils sont détenus dans des camps dans la jungle jusqu'au paiement de rançons.

On estime que 25 000 Rohingyas et Bangladais ont pris la mer clandestinement durant les trois premiers mois de l'année, soit deux fois plus qu'au premier trimestre 2014, selon l'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

 

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