Corée du Sud : l'ancienne présidente Park Geun-hye sera rejugée

Des soutiens de l\'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye à Séoul, le 6 avril 2018.
Des soutiens de l'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye à Séoul, le 6 avril 2018. (JUNG YEON-JE / AFP)

Première femme élue présidente, Park Geun-hye, 67 ans, avait été arrêtée en mars 2017. Elle a été condamné à 25 ans de prison, notamment pour corruption et abus de pouvoir, mais cette décision a été cassée par la Cour suprême.

La Cour suprême sud-coréenne a cassé, jeudi 29 août, la condamnation de l'ex-présidente Park Geun-hye et de l'héritier de l'empire Samsung Lee Jae-yong dans un retentissant scandale de corruption et ordonné qu'ils soient rejugés. Arrivée au pouvoir en 2013, Park Geun-hye avait été destituée en 2017 dans la foulée de cette affaire qui lui avait valu d'être condamnée en appel à 25 années de prison.

Park Geun-hye avait été reconnue coupable en avril 2018 d'avoir reçu ou demandé plus de 20 millions de dollars de conglomérats sud-coréens, d'avoir partagé des documents classés secrets, d'avoir mis sur une "liste noire" des artistes critiques de sa politique ou encore d'avoir limogé des responsables qui s'opposaient à ses abus de pouvoir.

Elle pourrait écoper d'une peine plus longue

La Cour suprême a cependant estimé jeudi qu'une décision séparée aurait dû être rendue dans le volet corruption de cette tentaculaire affaire. Des médias sud-coréens ont relevé que cette décision pourrait ne pas être une bonne nouvelle pour l'ancienne présidente qui pourrait in fine écoper d'une peine plus longue si elle était reconnue coupable dans deux procès distincts.

Première femme élue présidente en Corée du Sud, Park Geun-hye, 67 ans, avait été arrêtée en mars 2017 pour toute une série d'accusations qui avaient mis en lumière les accointances troubles entre le pouvoir politique et les grands conglomérats familiaux sud-coréens, et notamment Samsung.

Lee Jae-Yong, vice-président de Samsung Electronics héritier du conglomérat, avait été reconnu coupable de plusieurs infractions, et notamment corruption, abus de bien sociaux ou encore parjure. L'héritier du géant de la high-tech avait été condamné à cinq ans de prison, avant que sa sanction ne soit ramenée en appel à du sursis.

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