Corée du Nord : Kim Jong-un fait tuer son oncle mais épargne sa tante

Kim Kyong-hui (à gauche) et son neveu Kim Jong-un, le 25 juillet 2013 à Pyongyang (Corée du Nord).
Kim Kyong-hui (à gauche) et son neveu Kim Jong-un, le 25 juillet 2013 à Pyongyang (Corée du Nord). (JASON LEE / REUTERS)

La tante du leader nord-coréen a été nommée au comité de funérailles pour un haut dignitaire du parti et garde les faveurs de son neveu.

Kim Kyong-hui ne connaîtra pas le funeste sort de son mari. Après l'exécution de Jang Song-Thaek pour corruption et complot, la tante du leader nord-coréen Kim Jong-un a été épargnée. La sœur de Kim Jong-il, père de Jong-un et ancien dirigeant du pays, a été nommée samedi 14 décembre au comité de funérailles pour un haut dignitaire du parti décédé vendredi.

Le nom de cette femme de 67 ans apparaît à côté de ceux de plusieurs responsables du parti et de l'armée, dont le ministre de la Défense Jang Jong-Nam, et Choe Ryong-Hae, un proche confident du jeune dictateur et directeur du bureau politique de l'armée. Cette nomination indique qu'elle garde les faveurs de son neveu, qui est en train de consolider son pouvoir à la tête du pays. Comme le relève Foreign Policy (en anglais), Kim Jong-un s'est débarrassé de cinq des anciens conseillers de son père depuis la mort de ce dernier.

Le couple le plus influent de Pyongyang

Longtemps numéro deux du régime, Jang Song-Thaek, 67 ans, oncle et mentor de Kim Jong-un, a été exécuté jeudi pour corruption et complot en vue de renverser le gouvernement, entre autres charges. Jang était notamment vice-président de la Commission de défense nationale, considéré comme l'organe de décision le plus puissant du pays.

Son exécution – quelques jours après avoir été évincé de tous ses postes au parti et dans l'armée – marque le plus grand bouleversement politique depuis que Kim a hérité du pouvoir après la mort de son père en décembre 2011. Jang et Kim Kyong-Hui étaient autrefois considérés comme le couple le plus influent de Pyongyang, détenant deux postes clés dans le parti au pouvoir. Selon Hong Hyun-Ik, de l'Institut Sejong de Séoul, elle a probablement dû divorcer pour échapper aux purges à venir.

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