Chine. L'épouse de Bo Xilai condamnée à la peine de mort avec sursis

Une image de Gu Kailai diffusée par la télévision chinoise après son procès, le 9 août.
Une image de Gu Kailai diffusée par la télévision chinoise après son procès, le 9 août. (IMAGINE CHINA / AFP)

Cette sentence est automatiquement commuée en réclusion à perpétuité. La femme du haut dirigeant communiste déchu a reconnu avoir empoisonné un homme d'affaires britannique.

ASIE-PACIFIQUE - La peine de mort, mais avec sursis. C'est la sentence du tribunal de Heifei pour la Chinoise Gu Kailai, épouse du haut dirigeant communiste déchu Bo Xilai, après le meurtre d'un homme d'affaire britannique. Elle a été précisément condamnée à une peine de mort avec un sursis de deux ans, selon un avocat de la défense lundi 20 août. En Chine, cette condamnation est automatiquement commuée en réclusion à perpétuité avec une période de sûreté de vingt-cinq ans si le prisonnier ne commet pas de nouveau crime.

Gu Kailai, 53 ans, a été jugée le 9 août dernier, lors d'une seule journée de débats à l'issue desquels le jugement avait été mis en délibéré. Lors de l'audience, l'épouse de Bo Xilai n'avait pas contesté avoir fait boire un poison létal à Neil Heywood. L'assassinat s'est déroulé un soir de novembre 2011 dans un luxueux hôtel de Chongqing, mégapole alors dirigée par Bo Xilai. La victime entretenait des liens étroits avec la famille Bo Xilai avant que leurs rapports ne se tendent. Par ailleurs, dans la foulée, quatre responsables policiers chinois ont été condamnés à des peines de 5 à 11 ans de prison pour avoir sabordé l'enquête sur l'assassinat de Heywood, afin d'accréditer la thèse d'une mort accidentelle.

Peu après l'annonce du verdict, Londres a annoncé "se féliciter" que se soit tenu le procès de cette avocate internationale. "Nous saluons le fait que les autorités chinoises aient mené une enquête sur la mort de Neil Heywood [la victime de Gu Kailai] et jugé ceux qu'elles ont identifiés comme responsables (du meurtre)", a indiqué l'ambassade du Royaume-Uni à Pékin dans un communiqué.

 

Vous êtes à nouveau en ligne