Vol MH370 : quel est ce laboratoire près de Toulouse qui va analyser le débris retrouvé à La Réunion ?

Des policiers et des gendarmes portent, le 29 juillet 2015, le débris d\'avion retrouvé sur le littoral de la Réunion.
Des policiers et des gendarmes portent, le 29 juillet 2015, le débris d'avion retrouvé sur le littoral de la Réunion. (YANNICK PITOU / AFP)

Il s'agit d'une structure dépendant du ministère de la Défense. Elle est experte en investigations techniques après des accidents d'avions.

Sa mission : faire parler le mystérieux débris d'avion découvert à La Réunion, qui a peut-être appartenu au vol MH370. Le laboratoire de Toulouse chargé d'analyser le fragment d'aile, arrivé samedi 1er août en métropole, est une structure dépendant du ministère de la Défense. Il est expert en investigations techniques après des accidents d'avions.

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Déjà au travail sur le vol d'Air France AF447

La Délégation générale de l'armement Techniques aéronautiques (DGA TA), située à Balma, dans la proche banlieue de Toulouse, a notamment analysé quelque 650 débris du vol d'Air France AF447 assurant la liaison Rio-Paris retrouvés après l'accident qui avait fait 228 morts le 1er juin 2009. France 3 avait alors filmé ce laboratoire.

C'est le principal centre européen d'essais au sol d'aéronefs civils et militaires, il s'appelait alors Centre d'essais aéronautiques de Toulouse (CEAT). Créé en 1949, il a été rebaptisé début 2010 dans le cadre d'une restructuration de la DGA.

Des expertises variées

Le centre, qui compte 600 personnes, procède notamment aux "investigations après accidents ou incidents sur matériaux, cellules et systèmes", indique-t-il sur son site internet. Il est également spécialisé dans "les analyses du comportement mécanique des structures en statique, fatigue et dynamique".

Parmi ses autres missions figurent le suivi des flottes en service, l'analyse et évaluation du comportement des systèmes, des sous-systèmes et des armes et munitions face aux agressions électromagnétiques, l'analyse de la sûreté de fonctionnement des systèmes et logiciels embarqués et l'analyse des performances et expertise des matériaux pour applications structurales et moteurs.

La DGA TA "peut être saisie" par le Bureau enquête et analyses, qui enquête sur les accidents d'aéronefs, tout comme par son équivalent militaire, le BEAD (D pour Défense), a expliqué son sous-directeur technique Jean-Christophe Plotka. "Nous sommes compétents. Nous avons un département analyses d'accident."

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