DIRECT. Débris d'avion : le fragment d'aile est "de même type" que ceux des Boeing 777

Un policier et un gendarme français à proximité du débris retrouvé sur le rivage à Saint-André (La Réunion), le 29 juillet 2015.
Un policier et un gendarme français à proximité du débris retrouvé sur le rivage à Saint-André (La Réunion), le 29 juillet 2015. (YANNICK PITOU / AFP)

Le débris retrouvé jeudi, qui mesure environ deux mètres sur un mètre, pourrait appartenir au Boeing 777 de la Malaysia Airlines disparu en mars 2014.

La découverte d'un débris d'avion sur un rivage de La Réunion relance l'enquête sur la disparition, en mars 2014, du Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Une dizaine d'experts malaisiens sont arrivés jeudi 30 juillet sur place, au lendemain de cette découverte. Ils sont arrivés dans la matinée, ont déposé leurs bagages et sont immédiatement ressortis.

Le débris est "de même type" que ceux des Boeing 777. C'est ce qu'a indiqué, vendredi, une source proche de l'enquête. Une affirmation qui conforte l'avis du Premier ministre malaisien qui avait déclaré que la pièce d'avion provenait "très probablement" d'un Boeing 777. Reste qu'on ne sait pas encore si ce débris provient bel et bien du vol MH370.

Le débris d'avion rapatrié en métropole. Il sera transféré à la Direction générale de l'armement à Balma, près de Toulouse (Haute-Garonne), a indiqué une source judiciaire. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses a "été saisi afin de coordonner l'enquête française et l'enquête internationale, conduite notamment par les experts malaisiens et australiens", précise la préfecture de La Réunion.

"Aucune hypothèse exclue", selon la préfecture. Le débris n'a pas encore été identifié. Il pourrait s'agir d'une aile d'un petit avion, ou bien d'un flaperon appartenant à un Boeing 777 semblable à celui opérant le vol MH370 de la Malaysian Airlines qui a disparu le 8 mars 2014, avec 239 personnes à bord.

Une valise retrouvée à proximité. Au lendemain de la découverte du débris, les employés d'une association d'entretien du littoral ont également mis la main sur une valise rouillée et verrouillée par des cadenas, rapporte Réunion 1ère. Elle a été saisie par les enquêteurs.

23h48 : Jean-Paul Troadec, ancien directeur du BEA, le bureau d'enquêtes et d'analyses, était l'invité du Grand Soir 3, ce soir. Pour lui, l'identification de l'avion auquel appartient le débris retrouvé à la Réunion pourrait tenir à un détail : "Normalement, il y a sur une telle pièce une plaque qui indique le numéro de série de cette pièce. Si on ne trouve pas cette plaque, il faudra faire des analyses complémentaires qui peuvent durer un certain temps".

22h22 : Bonsoir @eNathan. Pas de nouvelles de la valise, les sources proche de l'enquête n'ont communiqué que sur le débris d'avion. Cela ne veut pas dire qu'elle ne sera pas analysée, mais les enquêteurs semblent considérer que c'est ce morceau d'aile qui permettra de faire le lien, ou non, avec le vol de la Malaysia Airlines. "Des valises, on en trouve beaucoup plus en mer que des débris d'avions. Impossible de certifier qu'elle provient des soutes du MH370" estimait tout à l'heure Nicolas Chateauneuf, le spécialiste scientifique de France 2, dans ce direct.

22h21 : Le débris d'aile, identifié comme ressemblant à ceux des 777, doit être rapatrié samedi en métropole. Qu'en est-il de la valise ? Est-elle exploitée (et exploitable) par les enquêteurs ?

21h25 : Quelle que soient les similitudes du fragment d'avion découvert à la Réunion avec celui d'un Boeing 777, il faudra des expertises plus poussées pour déterminer s'il provient du vol MH370. Il devrait arriver samedi à Balma, près de Toulouse, dans un laboratoire de la Direction générale de l'armement, spécialisé dans les investigations sur les accidents d'avion : il avait notamment travaillé sur les débris du vol Rio-Paris accidenté en 2009.

21h16 : Le fragment d'aile découvert à la Réunion est "de même type" que ceux des Boeing 777, selon des sources proches de l'enquête.

20h13 : Le débris d'avion découvert hier à La Réunion sera transporté en métropole "en fin de semaine", assure une source judiciaire à l'AFP. Il devrait être analysé "près de Toulouse".

18h51 : Le morceau d'aile d'avion découvert hier à La Réunion vient "très probablement" d'un Boeing 777, selon le Premier ministre malaisien. Quelle distance aurait-il parcouru depuis la zone présumée du crash ? Notre journaliste Nicolas Enault a réalisé une carte pour visualiser la zone.





17h56 : Depuis plus d'un an, elle se bat pour faire avancer l'enquête. Alors, en apprenant qu'un débris pouvant appartenir au Boeing 777 du vol MH370 avait été retrouvé à La Réunion, la Française Anne-Sophie Gillet a eu une bouffée d'espoir : "On espère enfin connaître la vérité."




(THOMAS SAMSON / AFP)

16h52 : Alors que le débris d'avion découvert hier à La Réunion doit être transféré en métropole, Jérôme Vialard, du laboratoire d'océanographie et du climat de Jussieu-Paris, juge plausible l'hypothèse d'un fragment issu du Boeing du vol MH370 : "Grâce aux courants, le débris de La Réunion a très bien pu parcourir 5 000 km", explique-t-il à notre journaliste Fabien Magnenou.




(REUTERS)



15h57 : Cette séance s'arrête là pour cet après-midi. Merci à tous pour vos nombreuses questions, et à très bientôt !

15h57 : Une dizaine d'experts malaisiens viennent d'arriver à La Réunion, où un débris qui pourrait provenir du Boeing 777 de la Malaysia Airlines a été retrouvé hier, indiquent des sources hôtelières.

15h56 : Dans les enquêtes aéronautiques, il y a une part de chance. Il en faut parfois pour retrouver les boîtes noires par exemple, ou pour récupérer sur une île, qui n'est tout de même pas immense, un débris qui a traversé tout l'océan Indien.

15h55 : Quelles étaient les chances de retrouver un morceau de l'avion sur un littoral habité après un éventuel crash dans l'océan ?

15h53 : En effet, la présence de crustacés, combinée à l'absence d'algues, peut donner une idée du temps que ce débris a passé dans l'eau.

15h53 : On a dit qu'il y avait des coquillages incrustés. Leur taille devrait renseigner sur la durée de l'immersion ?

15h51 : Non. Si on retrouve les débris d'un avion, c'est qu'il s'est abîmé en mer avec, malheureusement, tous ses passagers.

15h51 : La Malaisie avait classé cette affaire comme "accident" pour permettre l'indemnisation des victimes. L'enquête peut-elle remettre cela en cause ?

15h50 : Je viens de voir que les autorités ont envoyé plusieurs vedettes pour chercher d'autres débris au large de La Réunion.

15h51 : Est-ce que les recherches vont s'effectuer à contre-courant des alizés ? Peut-être y aura-t-il d'autres débris à la surface n'ayant pas encore atteint les plages de La Réunion ?

15h50 : Lors d'un crash en mer, on peut retrouver des pièces de plusieurs mètres d'envergure. Rappelez-vous le vol AF447 : l'empennage (l'aile verticale de la queue de l'avion) avait été retrouvé pratiquement intact.

15h49 : Ce fragment d'aile est de taille respectable. Habituellement, les débris sont plus petits et plus cabossés que cela, non ? Comment en première lecture peut-on déchiffrer l'aspect assez bien conservé de ce gros fragment ?

15h45 : Personnellement, je n'ai aucune certitude sur cette prétendue valise. D'abord parce que des valises, on en trouve beaucoup plus en mer que des débris d'avions. Impossible de certifier qu'elle provient des soutes du MH370. Par ailleurs, sur les photos, on a du mal à distinguer quelque chose. Le seul intérêt serait de retrouver de l'ADN sur l'objet. Mais, vu le temps qu'il semble avoir passé dans l'eau de mer, ça paraît délicat.

15h42 : Comment se fait-il que la valise ait pu flotter ?

15h42 : Et la prétendue valise retrouvée à proximité, on en parle moins. Elle pourrait également fournir des indications sur la provenance du débris, ne pensez-vous pas ?

15h42 : Cela paraît peu probable, mais je peux me tromper. Un impact est tellement violent que toute la structure se disloque. Il suffit de se souvenir des images de la carlingue du vol AF447 (Rio-Paris) au fond de l'Atlantique, pour se rendre compte que les pièces les plus lourdes coulent rapidement, alors que les pièces les plus légères flottent à la surface de l'eau.

15h40 : Bonjour. Est-ce que cette pièce d'avion a pu se détacher de l'ensemble et remonter à la surface, si tant est que l'avion se soit abîmé en mer ??

15h39 : C'est une pièce d'un puzzle qui en compte des milliers. S'il s'agit bien d'un flaperon du Boeing du vol MH370, et qu'il y a des impacts trahissant une explosion en vol, ce sera un indice. S'il n'y en a pas, il faudra trouver d'autres pièces pour avoir des certitudes.

De la même manière, si la pièce présente des compressions, il y a de fortes chances qu'un impact violent en mer ait eu lieu. Difficile de bâtir toute une enquête sur une seule pièce, mais ce serait un début. Aujourd'hui, nous n'avons rien.

15h37 : Est-ce qu'on pourra savoir à partir d'un seul débris ce qui a pu se passer (explosion ou crash...), ou bien faudra-t-il en retrouver d'autres ?

15h35 : Parce que la dernière position supposée de l'avion se trouve à l'ouest de l'Australie. Il est donc normal que les Australiens coordonnent ces recherches.

15h34 : A l'origine, pourquoi l'enquête autour de la disparition de cet avion a-t-elle été confiée à l'Australie ?

15h33 : Dans le cas d'une explosion en vol, les débris sont beaucoup plus disséminés. Au moment de l'explosion, l'avion a une vitesse assez importante et les débris peuvent donc être retrouvés sur plusieurs kilomètres de distance. Ils ne vont pas tous retomber au sol au même endroit.

Dans le cas d'un impact en mer, les débris sont beaucoup plus concentrés dans un premier temps, mais ils vont ensuite être dispersés par les courants marins, parfois sur des milliers de kilomètres.

15h32 : Dans quel cas avons-nous le plus de chances de retrouver des débris visibles ? Crash en mer, ou explosion en vol ?

15h29 : Si cette pièce provient bien d'un Boeing 777, il est quasiment certain que nous avons affaire au vol MH370. Je ne connais pas d'autre crash de ce type d'avion dans l'océan Indien.

15h28 : Bonjour, si ce débris appartient bien à un Boeing 777, est-il certain que ce soit celui de la Malaysian Airlines, ou y a-t-il d'autres appareils dont on est sans nouvelles ?

15h28 : Comme toujours dans ce genre d'enquête, c'est un travail collaboratif avec des experts, dans des domaines très variés. De l'aéronautique à la balistique, en passant par la résistance des matériaux, la physique des courants marins... On peut même imaginer faire appel à des spécialistes des crustacés, pour déterminer le temps que la pièce a pu passer dans l'eau.

15h26 : En quoi va consister l'enquête ? Comment vont travailler les enquêteurs ?

15h26 : Parce que le débris a été trouvé sur le territoire français, et que les enquêteurs compétents sont ceux du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Ces derniers vont étudier la pièce en étroite collaboration avec les enquêteurs américains, australiens et malaisiens.

15h23 : Pourquoi les débris sont rapatriés en France alors que l'Australie dirige l'enquête et que la compagnie est malaisienne ?

15h22 : C'est une théorie. Elle ne repose donc sur rien de concret. Avant d'aller jusque-là, il faut déjà s'assurer que l'avion s'est bien abîmé en mer avec tous ses passagers. Et s'il a subi un crash ou une explosion en vol. Cette pièce pourra peut-être aider les enquêteurs à le déterminer. Mais l'idéal serait de trouver d'autres pièces pour reconstituer le puzzle.

15h21 : La théorie selon laquelle l'avion aurait été détruit avant d'avoir pu atteindre sa cible (base militaire américaine) pourra-t-elle être écartée grâce à l'analyse du débris ?

15h19 : Vu qu'elle a flotté, elle doit contenir des mousses ou des matériaux composites.

15h19 : Comment se fait-il que la pièce n'ait pas été rongée par l'eau de mer ?

15h18 : Nous en serons absolument certains lorsque Boeing ou la Malaysian Airlines l'auront confirmé. Je pense qu'ils doivent déjà le savoir.

15h17 : Bonjour Nicolas ! Quand saura-t-on si ces débris appartiennent ou pas à un Boeing 777 ? Merci !

15h18 : Tout dépend de la nature des débris. Certains flottent à la surface, d'autres sont plutôt entre deux eaux. Quant à la carlingue elle-même, on peut supposer qu'elle se trouve au fond de l'océan. Les débris ne vont donc pas tous réagir de la même manière aux vents et aux courants, mais si ce morceau d'aile appartient au vol MH370, on peut espérer en trouver d'autres au large de La Réunion, ou dans les zones environnantes.

15h14 : Les courants marins ont-ils tendance à disperser les débris, ou plutôt à les garder groupés ? Autrement dit, peut-on s'attendre à trouver d'autres débris dans les prochains jours au large de La Réunion ?

15h14 : Très bonne question. Les enquêteurs vont devoir étudier ce débris avec grand intérêt, pour déterminer s'il y a eu une explosion en vol, ou un crash en mer. Dans le cas d'une explosion, on peut trouver des impacts, des trous sur la carlingue ou des traces de brûlures. Lors d'un impact en mer, il peut y avoir des compressions ou des écrasements visibles sur les pièces. On l'avait vu notamment sur le vol Rio-Paris en 2009. Encore faut-il que cette pièce appartienne bien au vol MH370 de la Malaysia Airlines.

15h10 : Un tel débris peut-il renseigner sur la nature de la dislocation de l'avion ? Crash dans l'océan, ou bien explosion en vol ?

15h13 : Si l'avion s'est abîmé à l'ouest de l'Australie, les débris flottant à la surface de l'océan ont pu être charriés par les courants marins, et ceux-ci traversent l'océan Indien d'est en ouest à cette latitude, donc c'est tout à fait possible.

15h09 : Comment est-il possible que ce débris d'avion, qui se serait écrasé en mer, se retrouve à l'île de La Réunion ?

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