Une pierre de jade de 174 tonnes découverte en Birmanie

Cette pierre de jade a été découverte le 13 octobre 2016, à Hpakant (nord de la Birmanie).
Cette pierre de jade a été découverte le 13 octobre 2016, à Hpakant (nord de la Birmanie). (MEMBER OF PARLIAMENT TINT SOE / AFP)

La roche, qui mesure plus de 6 m de long, vaudrait plusieurs millions d'euros à la revente. 

Un caillou qui vaut de la caillasse. Une pierre de jade de 174 tonnes a été découverte au nord de la Birmanie, annoncent les autorités locales, jeudi 20 octobre. La roche, qui mesure plus de 6 m de long, a été découverte jeudi dernier et vaudrait plusieurs millions d'euros à la revente. 

Un problème subsiste : ses propriétaires ne disposent pas de l'équipement adapté pour l'extraire. "Quand le coin de la pierre a été frotté, nous avons pu voir qu'elle était de qualité. Mais la pierre de jade ne peut pas être bougée, car il n'y a pas de machine pouvant faire cela ici et pas de route", a déclaré le député local.

La Birmanie tire de grands profits du jade

L'heureuse compagnie minière exploitant le terrain s'appelle Yadanar Taung Tan, selon le député. Elle travaille en collaboration avec le groupe public Gems entreprises, retiré récemment de la liste noire américaine des groupes proches de l'ancienne junte militaire. Malgré l'autodissolution de la junte en 2011, ces groupes tiennent de nombreux secteurs de l'économie, notamment le jade. "Les bénéfices iront pour 60% à la compagnie, 40% pour l'Etat", a précisé le député.

Des mineurs et des responsables locaux posent, le 17 octobre 2016, devant la pierre de jade, découverte dans le nord de la Birmanie.
Des mineurs et des responsables locaux posent, le 17 octobre 2016, devant la pierre de jade, découverte dans le nord de la Birmanie. (STR / MEMBER OF PARLIAMENT TINT SOE / AFP)

La Birmanie tire de grands profits de la présence massive de la précieuse pierre dans son sous-sol. En 2014, le pays a vendu sur le marché mondial près de 27,5 milliards d'euros de jade, selon un rapport publié en octobre 2015 par l'ONG Global Witness.

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