Bangkok : les chemises rouges lèvent le siège

(Radio France © France Info)

Cernés depuis hier soir par d'imposants déploiements de l'armée, les quelque 2.000 manifestants, rassemblés autour du siège du gouvernement, ont décidé de se disperser. Et non de se rendre... Des mandats d'arrêt contre l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra et douze de ses partisans ont été émis aujourd'hui.

Trois semaines, c'est long. Les manifestants commençaient à fatiguer. D'autant que la situation s'est quelque peu tendue ces dernières heures, à Bangkok. Ils n'étaient plus que 2.000, ces opposants, à faire le siège du gouvernement. Mais l'armée semblait décider à en finir. Elle avait pris position. Un assaut semblait imminent.

“Nous devons arrêter parce qu'il nous faut protéger la vie de nos partisans”, explique l'un des chefs de file du mouvement de protestation, Jatuporn Pronpan.
_ Des négociations sont actuellement en cours avec les militaires, pour étudier les moyens d'évacuer le secteur sans incident.

Les chemises rouges vont donc se disperser. Mais pas se rendre : “Nous ne nous rendons pas (aux autorités), nous dispersons seulement le rassemblement parce que nous n'avons rien fait de mal”, raconte un autre dirigeante Prateep Ungsongtham Hata.

Un mandat d'arrêt contre l'ex-Premier ministre

Dans la journée, des mandats d'arrêt ont été émis contre Thaksin Shinawatra et douze de ses partisans. L'ex-premier ministre en exil est accusé d'avoir incité le désordre de ces derniers jours.
“Thaksin et ses alliés ont été inculpés par un tribunal pour rassemblement illégal de plus de dix personnes, menace de violence et atteinte à la paix civile, ce qui est passible de cinq ans de prison” précise le mandat.

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