Australie : le rocher d'Uluru interdit aux touristes dès samedi

Le rocher d\'Uluru, en Australie, le 25 octobre 2019.
Le rocher d'Uluru, en Australie, le 25 octobre 2019. (STEFICA BIKES / REUTERS)

Ce monolithe géant est considéré comme sacré dans la culture aborigène. Des centaines de touristes se pressent, vendredi, avant la fermeture du site.

Le site d'Uluru est une célèbre formation rocheuse au cœur du désert australien. Ce monolithe géant est considéré comme sacré dans la culture aborigène. Il attire de nombreux touristes mais une mesure interdisant de manière permanente son ascension doit entrer en vigueur, samedi 26 octobre, à la demande de ses propriétaires, les aborigènes Anangu. 

Pour ces derniers, qui vénèrent le lieu depuis des dizaines de milliers d'années, ce site "est un lieu extrêmement important, pas une cour de récréation ou un parc à thème". Une considération éloignée de certains touristes qui estiment que l'escalade d'Uluru – également appelé Ayers Rock – fait partie des attractions immanquables lors d'une visite en Australie.

Afflux de touristes depuis un an

Au cours des derniers mois, les touristes ont afflué sur le site pour devancer l'entrée en vigueur de l'interdiction. Dans les douze mois précédant le mois de juin, plus de 395 000 personnes ont visité le Parc national Uluru-Kata, soit 20% de plus que l'année précédente, selon Parks Australia. Seuls 13% d'entre eux ont cependant effectué l'ascension d'Uluru.

Le ministre des Affaires indigènes, Ken Wyatt, a comparé cet afflux à "une ruée de gens qui voudraient escalader le Mémorial australien de la guerre". "Nos objets sacrés, communauté par communauté, sont d'une importance absolue dans l'histoire de cette nation de peuples", a-t-il déclaré à la chaîne Australian Broadcasting Corporation (ABC).

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