Attentats de Bombay : le seul auteur survivant, condamné à mort

(Radio France © REUTERS/Arko Datta)

Mohammed Ajmal Amir Kasab est le seul auteur présumé encore en vie, des attentats de Bombay qui avaient fait 166 morts en 2008. Il vient d’être condamné à la peine capitale par la justice indienne.

"Il devrait être pendu par le cou jusqu'à ce qu'il meure". La sentence est tombée pour Mohammed Ajmal Amir Kasab. Ce Pakistanais de 22 ans vient d’être condamné à mort par pendaison par le juge d’un tribunal spécial indien pour les 166 morts des attentats sanglants de 2008 à Bombay.

Au terme d’un an de procès, il a été reconnu coupable lundi dernier des 86 chefs d’accusation qui pesaient contre lui dont ceux de meurtres, actes de guerre contre l’Inde, complot et terrorisme. "On ne peut que prononcer la peine de mort face à des faits de cette gravité. Ce tribunal n’a pas d’autre solution", a déclaré le juge Tahaliyani. Les preuves ont montré "une préparation méticuleuse et systématique du massacre", a-t-il ajouté.

"Le 11 septembre indien"

Le 26 novembre 2008, dix hommes armés lançaient une série d’attaques coordonnées dans différents endroits de Mumbai (ex-Bombay). Ils visaient deux hôtels de luxe, un restaurant touristique, la gare du centre-ville et un centre confessionnel juif. Ces attentats qualifiés de "11 septembre indien" ont fait 166 morts, dont des touristes et plus de 300 blessés.

Le jeune Mohammed est le seul accusé du commando qui ait survécu, les neuf autres membres ont été tués lors des interventions des forces de l’ordre.
_ L'Inde, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne accusent le Lashkar-e-Taiba, un groupe islamiste clandestin basé au Pakistan d’avoir pensé et organisé ces attaques. Ces attentats avaient provoqué un regain de tension entre l’Inde et le Pakistan et la rupture du dialogue de paix entamé en 2004. Les deux puissances nucléaires ont officiellement repris les discussions le 25 février dernier.

La condamnation à mort doit être confirmée par une instance judiciaire supérieure. Kasab a la possibilité de faire appel et d'introduire un recours en grâce auprès du président indien, mais la procédure peut prendre des années.
_ La peine capitale est rarement prononcée en Inde, la dernière exécution capitale remonte à 2004.

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