"Jacinda fait vraiment du très bon boulot !": après la tuerie de Christchurch, les Néo-Zélandais saluent leur dirigeante

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a rencontré les responsables de la communauté musulmane de Wellington, le mardi 19 mars 2019.
La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a rencontré les responsables de la communauté musulmane de Wellington, le mardi 19 mars 2019. (DAVID LINTOTT / AFP)

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a impressionné ses compatriotes et le monde entier par son comportement après la tuerie de Christchurch.

La Première ministre néo-zélandaise s’est à nouveau déplacée à Christchurch, mardi 19 mars, quelques jours après l'attaque terroriste qui a fait 50 morts dans deux mosquées de la ville. Jacinda Ardern, 38 ans, a impressionné le monde entier par son charisme humble et son courage depuis le drame. Les Néo-Zélandais sont très fiers d'elle.

La Première ministre néo-zélandaise a notamment pris les familles des victimes dans ses bras, voilée de noir, dès le lendemain de l'attaque. "Je pense que Jacinda Ardern a vraiment très bien réagi à tout ce qui s'est passé ici", affirme Mark Talt, 21 ans, un habitant de Christchurch. Dignité, compassion, courage, humilité... Les qualités de la Première ministre de Nouvelle-Zélande l'ont impressionné. "Elle a bien géré, elle a réussi à traiter tout ça dans le calme, en restant maîtresse d'elle-même", dit-il.

Une grande fermeté 

Jacinda Ardern a aussi fait preuve d'une grande fermeté sur les armes à feu après la tuerie de Christchurch. "Elle a juste essayé de se concentrer sur comment agir pour la prochaine fois, pour que cela ne se reproduise plus jamais", analyse Mark Talt. Il a été surpris par le comportement de la cheffe du gouvernement : "Elle est très jeune. Quand elle a pris le poste, les gens ne savaient vraiment pas comment elle allait gérer la pression. J'étais de ceux-là, reconnaît-il. Mais oui, Jacinda fait vraiment du très bon boulot !"

Symbole de sa particularité, Jacinda Ardern a prôné l'unité dès le jour de l'attaque et refuse de nommer le tueur par son nom, pour préférer donner celui de ses victimes. Certainement sans le vouloir, elle a donné une leçon aux chefs d'Etat du monde entier sur la façon de réagir à ces attentats. 

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