Chine : à Kunming, il faut montrer sa carte d'identité pour acheter un T-shirt blanc

Un manifestant contre l\'usine de paraxylène brandit une bannière appelant à un référendum, le 16 mai 2013 à Kunming (Chine).
Un manifestant contre l'usine de paraxylène brandit une bannière appelant à un référendum, le 16 mai 2013 à Kunming (Chine). ( AFP )

Les autorités de cette ville du sud-ouest de la Chine craignent que ces T-shirts ne soient utilisés par les opposants à un projet d'usine chimique. 

A Kunming et Anning (Chine), il faut désormais s'inscrire et présenter sa carte d'identité pour acheter un T-shirt blanc ou faire des photocopies. Ces nouvelles règles, rapportées mardi 28 mai par le journal officiel Global Times, sont entrées en vigueur parce que les autorités locales tentent de contenir un mouvement de protestation contre un projet d'usine chimique.

Elles craignent en effet que les manifestants utilisent ces supports pour afficher et propager leur opposition. Deux boutiques de photocopies, contactées par l'AFP, ont implicitement confirmé les pressions s'exerçant sur les contestataires, en indiquant qu'elles refusaient de photocopier des supports critiquant le projet d'usine controversée.

Le paraxylène, la bête noire des citadins chinois

Des centaines de personnes ont manifesté à au moins deux reprises en mai à Kunming, capitale de la province du Yunnan, pour protester contre la futur usine de paraxylène. Ce produit pétrochimique toxique est utilisé pour fabriquer du tissu.

Ce type de mouvement n'est pas unique en Chine. Ces dernières années, le pays a été le théâtre de plusieurs manifestations contre des usines de paraxylène. En 2007, les autorités locales de Xiamen (sud-est) avaient annulé un projet d'usine de ce type après des manifestations de plusieurs milliers de personnes. Une autre manifestation à Dalian (nord-est) avait eu les mêmes effets en 2011.

Vous êtes à nouveau en ligne