A Fukushima, les poissons pêchés ont toujours un niveau de radioactivité élevé

Environ 40% des poissons pêchés dans les environs de Fukushima (Japon) ne sont pas consommables au regard des normes établies par les autorités nippones, selon une étude publiée le 25 octobre 2012.
Environ 40% des poissons pêchés dans les environs de Fukushima (Japon) ne sont pas consommables au regard des normes établies par les autorités nippones, selon une étude publiée le 25 octobre 2012. (SOUTEYRAT JEREMIE / SIPA)

Selon une étude, environ 40% des poissons pêchés près de Fukushima sont impropres à la consommation.

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ENVIRONNEMENT - Dix-sept mois après la catastrophe de la centrale nucléaire de Daiichi, à Fukushima (Japon), les eaux sont-elles encore contaminées dans les zones environnantes ? Les niveaux de radioactivité des poissons pêchés sur la côte est du Japon restent élevés, surtout au large de Fukushima, selon une étude effectuée par un expert américain et publiée jeudi 25 octobre dans la revue "Science". 

Un chimiste à l'Institut océanographique de Woods Hole (Massachusetts, Etats-Unis) a analysé des mesures du gouvernement japonais. Il a conclu qu'il pourrait y avoir une source persistante de radioactivité dans l'océan Pacifique venant soit d'une faible fuite du réacteur de la centrale accidentée, soit de sédiments marins contaminés.

"Il faudra faire plus qu'étudier les poissons"

Environ 40% des poissons pêchés dans les alentours de Fukushima ne sont pas consommables au regard des normes établies par les autorités nippones. Et les niveaux de contamination dans presque toutes les espèces de poissons et crustacés ne diminuent pas. Le scientifique précise néanmoins qu'au large de la côte nord-est du Japon, la vaste majorité des poissons pêchés reste en-dessous des limites autorisées pour la consommation, même si les autorités japonaises les ont resserrées en avril 2012.

"Il faudra faire plus qu'étudier les poissons pour prédire comment évolueront ces différents niveaux de contamination", commente le chercheur. "Nous avons surtout besoin de mieux comprendre les sources de césium et d'autres radionucléides qui continuent à maintenir ces niveaux de radioactivité dans l'océan au large de Fukushima."

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