VIDEO. De plus en plus de drones militaires aux Etats-Unis, les ONG dénoncent les civils touchés

MARYSE BURGOT et REGIS MASSINI - FRANCE 2

Les dommages collatéraux sont le point sensible pour les instructeurs qui apprennent aux nouveaux comment éviter de frapper des populations.

Un aéronef militaire américain sur trois est un avion sans pilote, un drone. En Irak, contre l'offensive jihadiste, les Etats-Unis avaient évoqué, avant d'y renoncer la possibilité d'utiliser les drones de combats, comme au Pakistan. Faire la guerre à 10 000 km de distance, c'est la nouvelle stratégie militaire américaine. Comment sont formés les pilotes qui opèrent derrière l'écran, loin des combats et quelle perception ont-ils de leurs actions ? France 2 a mené l'enquête.

La demande est grande pour la formation de pilotes de drone sur la base militaire d'Holloman, dans le Nouveau-Mexique (Etats-Unis). Les recrues se forment durant deux à six mois avant de rejoindre une nouvelle base. Le secret est bien gardé sur ces lieux par la Défense américaine.

Comment éviter les populations civiles

Les dommages collatéraux sont le point sensible pour les instructeurs qui apprennent aux nouveaux comment éviter de frapper des populations. Les ONG sur les terrains de guerre, parlent de milliers de morts, frappés par les drones américains, dont des civils. La présidence de Barrack Obama est souvent visée pour une recrudescence des frappes par des drones.

A Washington, des victimes pakistanaises des drones sont venues interpeller l'Amérique. Nabila Rehman, jeune fille pakistanaise de neuf ans originaire des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, est venue, accompagnée de son père et son frère de 13 ans, dénoncer la campagne américaine de frappes de drones qui a débuté en 2004. Elle y a perdu sa grand-mère.

Vous êtes à nouveau en ligne