Une Brésilienne de 67 ans termine une course grâce au cœur d'un champion

La Brésilienne Ivonette Balthazar a participé à une course de trois kilomètres à Rio (Brésil), dimanche 24 septembre 2017, un an après avoir reçu le cœur d\'un vice-champion olympique de canoë.
La Brésilienne Ivonette Balthazar a participé à une course de trois kilomètres à Rio (Brésil), dimanche 24 septembre 2017, un an après avoir reçu le cœur d'un vice-champion olympique de canoë. (MAURO PIMENTEL / AFP)

Ivonette Balthazar a terminé une course à pied de trois kilomètres, treize mois après avoir bénéficié d'une transplantation cardiaque. Elle a rendu hommage à Stefan Henze, dont elle a hérité du cœur. Cet ancien médaillé olympique était mort dans un accident de la route.

La Brésilienne Ivonette Balthazar a un cœur gros comme ça. A 67 ans, cette femme a terminé une course à pied de trois kilomètres, dimanche 24 septembre à Rio (Brésil), treize mois après avoir bénéficié d'une transplantation cardiaque. Après avoir franchi la ligne d'arrivée, elle a aussitôt rendu hommage à Stefan Henze, dont elle a reçu l'organe. Cet ancien vice-champion olympique de canoë est mort à l'âge de 35 ans dans un accident de la route, durant les JO de 2016.

La Brésilienne Ivonette Balthazar participe à une course de trois kilomètres le long de Copacabana, à Rio de Janeiro (Brésil), dimanche 24 septembre 2017.
La Brésilienne Ivonette Balthazar participe à une course de trois kilomètres le long de Copacabana, à Rio de Janeiro (Brésil), dimanche 24 septembre 2017. (MAURO PIMENTEL / AFP)

"Le cœur d'un athlète bat à l'intérieur de moi, c'est le cœur d'une jeune personne qui me réclame davantage d'efforts physiques que je n'en avais l'habitude", a expliqué Ivonette Balthazar avant de s'élancer. Hésitante et nerveuse au début de l'épreuve, elle s'est d'abord contentée d'une marche rapide, pour son premier défi sportif depuis l'opération. Le cœur originel de cette femme avait été attaqué par des années de cigarettes et de stress dans son agence de ressources humaines.

"Un défi pour moi, et pour lui"

Mais petit à petit, la confiance aidant, elle s'est ensuite mise à courir, une foulée après l'autre. Et à la mi-course, les larmes de joie inondaient son visage. "Si je n'avais pas ce cœur, je ne serais pas en train de courir. Cette course est un défi pour moi, et pour lui", a encore souligné Ivonette qui sait qu'elle ne serait plus de ce monde sans l'accident mortel de Stefan Henze, alors entraîneur de canoë slalom dans la délégation olympique allemande.

Stefan Henze, coach de l\'équipe allemande de canoë, lors des séries des JO-2016, le 7 août 2016 à Rio de Janeiro (Brésil).
Stefan Henze, coach de l'équipe allemande de canoë, lors des séries des JO-2016, le 7 août 2016 à Rio de Janeiro (Brésil). (FRISO GENTSCH / DPA)

Depuis ce 15 août 2016, jour où elle a reçu l'appel de l'Institut national de cardiologie de Rio, la Brésilienne n'a cessé de penser à son sauveur et à sa famille. Ivonette Balthazar a avoué qu'elle aimerait rencontrer la maman de Stefan Henze afin "de l'embrasser et la remercier", mais était consciente de la grande tristesse que provoquerait une telle rencontre chez sa famille. "De l'autre côté, il y a toute une famille qui pleure [son être aimé]." Donneur d'organes, Stefan Henze a sauvé quatre vies au total, en donnant son cœur, son foie et ses deux reins.