Un meurtre chaque demi-heure au Venezuela

Manifestation, en juillet 2012 à Caracas, pour dénoncer la violence.
Manifestation, en juillet 2012 à Caracas, pour dénoncer la violence. (AFP)

Les élections présidentielles au Venezuela ont lieu le 7 octobre 2012. L'actuel président Hugo Chavez, au pouvoir depuis 1998, aura semble-t-il plus de mal à l'emporter cette fois. L'insécurité qui sévit dans le pays pousse les électeurs à choisir l'opposition.

Le bidonville de Petare, un quartier de Caracas, est réputé être le plus grand d'Amérique du Sud. Il est aussi l'un des plus dangereux. Chaque nuit, trois à quatre blessés par balle sont conduits à l'hôpital du secteur.

Petare est le symbole de l'insécurité grandissante qui règne au Venezuela. En 2011, 19.000 homicides ont été commis dans le pays, deux fois plus qu'en 1998, quand Hugo Chavez est arrivé au pouvoir. Un président accusé de laxisme, bien qu'il ait créé une police nationale pour tenter de stopper la violence. Une loi interdit également la détention d'arme à feu. La police, qu'on dit très corrompue, ne résoud qu'un crime sur dix. Elle se défend en réclamant d'avantage de moyens.

L'insécurité, mise en avant par l'opposition, est le thème qui peut faire chuter Hugo Chavez. Son jeune challenger Henrique Capriles, âgé de 40 ans, est ainsi donné vainqueur par quelques instituts de sondage.

 

Reportage AFP, publié le 1er octobre 2012

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