Un congrès mondial sur le sida "plein d'espoir"

Des particules du VIH, le virus de l\'immunodéficience humaine, responsable du sida.
Des particules du VIH, le virus de l'immunodéficience humaine, responsable du sida. (MEHAU KULYK / MKU / AFP)

ETATS-UNIS - Les experts n'ont jamais été aussi  confiants. 

Après Vienne en 2010 et avant Melbourne en 2014, le congrès mondial sur le sida se tient à Washington (Etats-Unis) à partir de dimanche 22 juillet. Organisée par la Société internationale sur le sida (SID), la rencontre est devenue au fil des ans le lieu de partage des informations entre chercheurs, médecins, patients, intervenants, activistes, politiciens et diverses sociétés, notamment pharmaceutiques. Environ 25 000 participants sont attendus.

C'est le 19e congrès de ce genre, mais pour Libération, cette fois, les choses sont différentes : "l'espoir est à portée de main". "Des pistes se dessinent, soit vers l’objectif d’une guérison complète, soit vers une guérison fonctionnelle, c’est-à-dire une situation où la personne reste séropositive mais son virus ne se reproduit plus", précise le quotidien. 

Débat autour du Truvada

"Cette conférence pourra être celle de l'espoir de contrôler, et même d'éradiquer cette épidémie, si le financement des traitements et de la recherche se poursuit malgré la crise", ajoute Libération. "Une autre grande nouvelle cette année sera sans doute l'arrivée du Truvada. Des études ont montré que ce médicament permettait de prévenir l'infection au VIH", indique par ailleurs Radio-Canada.

"Il sera difficile d’esquiver le débat né cette semaine autour d’un nouveau médicament antirétroviral, le Truvada, autorisé aux Etats-Unis comme traitement préventif du sida", estime de son côté Le Parisien dans son édition de dimanche (article réservé aux abonnés). "Les partisans y voient un outil de prévention pour les personnes à risques, les opposants jugent cette autorisation 'beaucoup trop précipitée', voire 'irresponsable'", ajoute le quotidien.

"Ce médicament n'est pas nouveau : il fait partie depuis 2006 de l'arsenal thérapeutique pour les personnes séropositives (...). Mais c'est un moyen de casser la dynamique de propagation du sida", expliquait le 10 mai à FTVi le Dr Gilles Raguin, spécialiste du VIH à l'hôpital Saint-Antoine (Paris 12e), au moment où un comité de vingt-deux experts a recommandé à l'Agence américaine des médicaments sa mise sur le marché.

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