Michelle Obama, superstar à la convention démocrate

La Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, a exhorté les Américains à voter une nouvelle fois pour son mari, lors du premier jour de la convention démocrate, à Charlotte (Caroline du Nord), le 4 septembre 2012. 
La Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, a exhorté les Américains à voter une nouvelle fois pour son mari, lors du premier jour de la convention démocrate, à Charlotte (Caroline du Nord), le 4 septembre 2012.  (JASON REED / REUTERS )

La femme du président sortant, Barack Obama, a été accueillie en triomphe par les militants démocrates. 

PRESIDENTIELLE AMERICAINE - Barack Obama est "le même homme" qu'en 2008. Devant la convention démocrate réunie à Charlotte (Caroline du Nord), la Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, a cherché mardi 4 septembre à recréer la magie Obama, président critiqué après avoir suscité l'espoir lors de son élection à la Maison Blanche, il y a quatre ans.

Accueillie en triomphe par les militants, Michelle Obama a insisté sur les valeurs qui animent son mari : travail, éducation, honnêteté, intégrité. "En tant que président, a-t-elle confié, vous recevez toute sorte de conseils de toute sorte de gens, mais au final, quand il faut prendre une décision, tout ce que vous avez pour vous guider, c'est vos valeurs, votre vision, et les expériences qui dans votre vie ont fait ce que vous êtes", a-t-elle ajouté.

France 2 - Stephan Breitner et Aaron Diamond

Toujours, le "rêve américain"

Pour trancher avec le républicain milliardaire Mitt Romney, Michelle Obama a rappelé leurs origines modestes, elle fille d'un employé municipal souffrant de sclérose en plaques et d'une secrétaire, lui fils d'une mère célibataire, "qui peinait à payer ses factures". Elle a présenté Barack Obama comme le candidat des 99% dont s'est revendiqué le mouvement Occupy Wall Street.

"Barack sait ce qu'est une famille qui a du mal." "Barack sait ce qu'est le rêve américain, parce qu'il l'a vécu", a-t-elle insisté. "Pour Barack, le succès ne se mesure pas à l'argent que vous gagnez, mais à la différence que vous faites dans la vie des gens", a-t-elle affirmé, dessinant en creux, et sans jamais prononcer le nom de Mitt Romney, tout ce qui sépare son mari du richissime homme d'affaires, ex-gouverneur et fils de gouverneur. 

"Yes we can" version 2012 

Dans son discours acclamé, la Première dame, forte d'une cote de popularité supérieure à 65% (soit 20 points de plus que son mari), a tenté de raviver la foi des électeurs dans le candidat du "Yes, we can" ("oui, nous le pouvons") en 2008. "Nous devons une fois encore nous rassembler, et nous dresser pour l'homme en lequel nous pouvons croire pour faire avancer ce pays, a-t-elle lancé. Il me rappelle que le changement est difficile, que le changement est lent, et qu'il n'arrive jamais immédiatement. Mais nous y arriverons, nous y arrivons toujours."

Le discours de la First lady aurait conquis jusqu'à la très conservatrice chaîne de télé Fox News (article en anglais), d'après un journaliste AFP spécialiste de la Maison Blanche :

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