Le pape François découvre à Cuba la Santeria et ses rites pas très catholiques

Des rites africains associés à la lithurgie catholique forment la Santera. La religion cubaine pratiquée par 70% des habitants.
Des rites africains associés à la lithurgie catholique forment la Santera. La religion cubaine pratiquée par 70% des habitants. (Sergi Reboredo/Picture Alliance/AFP)

La visite du pape François à Cuba ne doit pas faire oublier que le catholicisme doit ici partager la pratique religieuse avec un rite afro-cubain. La Santeria est pratiquée par 70% de la population cubaine, et est associée au catholicisme. Les deux sont pratiqués simultanément avec la même ferveur.


Les îles des Caraïbes ont conservé de la sinistre période de l’esclavage des pratiques religieuses marquées par les rites afro-cubains. On connaît le plus célèbre d’entre eux, le culte vaudou en Haïti. Cuba a également sa forme de syncrétisme religieux, mélange de christianisme et de fétichisme africain. Ici, il s’appelle Santeria. Les esclaves de l’époque coloniale, autour du XVIe siècle, avait ainsi protégé leurs pratiques religieuses interdites en les enrobant de catholicisme bon teint.

 
Le régime castriste, officiellement athée, avait fait passer sous le manteau les pratiques religieuses, christianisme ou Santeria. Puis en 1992, l’Etat est devenu laïc, et la religion a repris ses droits.
Aujourd’hui, les deux religions cohabitent. Au point que de nombreux Cubains reconnaissent pratiquer simultanément les deux rites.
 
Le site internet Cubania explique cet apport et la pratique qui en découle. «Ces apports africains sont fréquents. Mais ils ont souvent été repensés à la mode locale. Par exemple, les saints catholiques n’ont pas disparu et restent sur le même pied d’égalité que les dieux africains.»
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