La sécurité des aéroports américains étrillée par un rapport

Un passager passe un portique de sécurité à l\'aéroport JFK de New York (Etats-Unis), le 29 février 2012.
Un passager passe un portique de sécurité à l'aéroport JFK de New York (Etats-Unis), le 29 février 2012. (ANDREW BURTON / REUTERS)

Au moins 73 personnes suspectées d'avoir des liens avec des organisations extrémistes ont été recrutées pour s'occuper du contrôle des passagers, selon l'Inspection générale.

Explosifs qui passent à travers les mailles du filet, équipements défaillants et embauche de personnes soupçonnées de terrorisme : le système américain de sécurité dans les aéroports est mis au pilori après la découverte de multiples "vulnérabilités", dévoilées mardi 9 juin par un rapport de l'Inspection générale (OIG).

Au moins 73 employés ont ainsi été recrutés dans des aéroports américains malgré des liens possibles avec des organisations extrémistes et n'ont pas été détectés par l'Autorité américaine de sécurité dans les transports (TSA), indique l'enquête (document PDF en anglais). Car la TSA, pourtant responsable du contrôle des passagers et des bagages dans les aéroports américains, "n'a pas accès à toutes les informations relatives au terrorisme", a révélé l'inspecteur général du ministère de la Sécurité intérieure.

D'anciens employés seraient partis rejoindre Daech

Le parcours de certains employés laisse pourtant songeur. D'anciens salariés "badgés" de l'aéroport de Minneapolis-St Paul se sont ainsi rendus en Syrie pour rejoindre l'organisation Etat islamique, a témoigné devant les membres du Congrès l'adjointe du directeur à la sécurité de cette aérogare. 

Le texte pointe en outre les failles dans la sécurité du programme "preCheck" de la TSA, qui permet à plusieurs millions de passagers présélectionnés d'éviter les longues files d'attente aux points de contrôle aux aéroports.

Un repris de justice, ancien membre d'une organisation extrémiste, s'est ainsi retrouvé dans ce programme et a été autorisé, rapidement et sans encombre, à pénétrer en zone sécurisée, raconte le rapport de l'OIG. Connu pour son passé criminel, cet homme avait pourtant été identifié au faciès par un agent de la TSA, qui avait alerté son supérieur. Après avoir présenté le texte aux parlementaires, l'OIG a réclamé la rédaction rapide d'une loi pour améliorer les contrôles.

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