Honduras : au moins 36 morts dans deux massacres dans des prisons

Des policiers devant l\'entrée de la prison d\'El Porvenir (Honduras) après les affrontements entre détenus, le 22 décembre 2019.
Des policiers devant l'entrée de la prison d'El Porvenir (Honduras) après les affrontements entre détenus, le 22 décembre 2019. (AFP)

Le Honduras reste l'un des plus dangereux pays au monde, avec un taux de 40 homicides pour 100 000 habitants en 2018, après un record de 86,5 homicides pour 100 000 habitants en 2011, soit près de neuf fois la moyenne mondiale.

Au moins 36 personnes ont été tuées, au cours du week-end du 21 et 22 décembre, lors d'affrontements dans des prisons du Honduras, dont l'armée et la police tentent de reprendre le contrôle après une vague d'assassinats liés aux "maras", des bandes criminelles qui sévissent dans le pays. Dimanche après-midi, au moins 18 personnes sont mortes lors d'un affrontement entre détenus dans une prison du centre de ce petit Etat d'Amérique centrale.

Les affrontements "à l'arme à feu, au couteau et à la machette", qui ont également fait deux blessés, ont éclaté dans la prison d'El Porvenir, à 60 km au nord de la capitale Tegucigalpa, a indiqué aux médias locaux le sous-lieutenant José Coello. Il a rendu publique la liste des victimes. Dans la nuit de vendredi à samedi, une autre fusillade avait également fait 18 morts, ainsi que 16 blessés, dans la prison de la ville portuaire de Tela, à 200 km au nord-ouest de Tegucigalpa.

Une vague d'assassinats dans les prisons

Ces deux massacres sont survenus peu après que le président hondurien Juan Orlando Hernández, invoquant la nécessité d'enrayer une vague d'assassinats dans les prisons, a ordonné le 17 décembre à la police et l'armée de prendre le contrôle total des prisons du pays, où s'entassent plus de 21 000 détenus. Quelque 1 200 policiers et militaires doivent être déployés dans 18 des 27 prisons du pays. Le Honduras compte un peu moins de 10 millions d'habitants.

Vous êtes à nouveau en ligne