Guatemala. Un site endommagé par des touristes lors de célébrations mayas

Célébrations maya sur le site de Tikal (Guatemala), le 21 décembre 2012.
Célébrations maya sur le site de Tikal (Guatemala), le 21 décembre 2012. (JOHAN ORDONEZ / AFP)

Ces visiteurs ont notamment détruit une partie des escaliers du site de Tikal, pourtant interdits au public.

Ce n'est pas la fin du monde, mais tout de même. Des vestiges archéologiques ont été sévèrement endommagés par des touristes sur le site de Tikal, dans le nord du Guatemala, lors des célébrations du changement d'ère du calendrier maya, vendredi 21 décembre, a affirmé un responsable du site dimanche. "Malheureusement, beaucoup de touristes ont escaladé le 'Temple II' et commis des dégâts" pratiquement irréparables, a déploré ce responsable du Parc Tikal, site archéologique situé en pleine jungle à 550 kilomètres au nord de la capitale.

Le Temple II est situé face au Grand Jaguar, sur la place principale de ce parc archéologique, dont il constitue un symbole. Environ 7 000 personnes ont pénétré sur le site, vendredi. "Nous étions d'accord avec les célébrations, mais les touristes devraient avoir conscience que c'est un patrimoine de l'humanité", a-t-il poursuivi. Il était pourtant stipulé qu'il était défendu de grimper sur les édifices. 


Plusieurs sites archéologiques du sud du Mexique et du nord de l'Amérique centrale ont été le théâtre de célébrations autour de la fin d'une grande ère maya de 5 200 ans, provoquant l'afflux de milliers de visiteurs. Tikal est l'un des vestiges les plus emblématiques de la civilisation maya, déclaré patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 1979. Selon l'institut du tourisme guatémaltèque, les festivités autour du calendrier maya ont généré cette année une augmentation de 8% du nombre de visiteurs (soit 200 000 personnes) dans le pays.