Etats-Unis : un an après la tuerie d'Orlando, un père n'a jamais réclamé le corps de son fils parce qu'il était homosexuel

Des fleurs et des bougies devant la discothèque d\'Orlando (Etats-Unis), le 8 janvier 2017.
Des fleurs et des bougies devant la discothèque d'Orlando (Etats-Unis), le 8 janvier 2017. (CITIZENSIDE/JULIAN LEEK / CITIZENSIDE)

Quarante-neuf personnes ont été abattues, le 12 juin 2016, dans une boîte de nuit gay à Orlando, en Floride.

C'était il y a un an, jour pour jour. Le 12 juin 2016, un terroriste se réclamant de l'Etat islamique fait irruption au Pulse, une célèbre boîte de nuit gay à Orlando (Etats-Unis), et abat 49 personnes qui faisaient la fête. Un an après, le site américain The Advocate (en anglais) revient sur l'histoire d'une victime d'origine portoricaine, dont le corps n'a jamais été réclamé par son père.

La raison ? Ce dernier n'aurait toujours pas accepté l'homosexualité de son enfant, mort cette nuit-là, explique le site Orlando Latino. L'homme ne se serait même pas rendu à la morgue pour identifier le corps, croit savoir The Advocate. 

Le corps finalement inhumé par d'autres proches

La mairie d'Orlando avait alors promis que toutes les victimes du Pulse pourraient être inhumées au cimetière municipal de Greenwood, si nécessaire. Le corps de la victime, dont l'identité n'a jamais été révélée, a néanmoins été confié à d'autres proches qui ont pu procéder à son inhumation, précise Orlando Latino. 

Pour The Advocate, cette histoire "met en lumière la manière dont l'homophobie a aggravé la tragédie qu'ont vécue les familles de victimes". D'autres se sont déchirées en apprenant l'homosexualité de leur proche après l'attaque. La commissaire d'Orlando, Patty Sheehan, aurait d'ailleurs répondu à de nombreuses questions de familles des victimes qui lui demandaient : "Que faisait notre fils dans ce club avec cet homme ?"