"Free mimolette" : ils manifestent pour défendre le fromage français à New York

Des importateurs de mimolettes sensibilisant la population de New York à la mimolette, saemdi 13 avril, alors que les autorités américaines ont bloqué plusieurs centaines de kilos du fromage venu de France.
Des importateurs de mimolettes sensibilisant la population de New York à la mimolette, saemdi 13 avril, alors que les autorités américaines ont bloqué plusieurs centaines de kilos du fromage venu de France. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Une quarantaine d'amateur du fromage orange ont protesté samedi contre le blocage de plusieurs kilos de mimolette venue de France, par les autorités américaines.

Distribution générale de petits cubes orange ! C'est avec cette offrande de mimolette à des passants ravis, qu'une quarantaine d'amateurs ont joyeusement manifesté, samedi 13 avril, à Greenwich village à New York, contre le blocage par les autorités américaines de plusieurs centaines de kilos de ce fromage. Beaucoup étaient habillés en orange, chapeaux, lunettes, colliers, pour cette manifestation à Washington square, organisée en 48 heures sur Facebook et Twitter.

"Il nous restait huit boules de trois kilos, nous avons décidé de les offrir et de faire un peu d'éducation", explique Benoît de Vitton, représentant pour les Etats-Unis de la coopérative normande Isigny Ste-Mère, située à Isigny-sur-mer (Calvados), qui exporte en moyenne 60 tonnes de mimolette par an aux Etats-Unis. Depuis mars, les cargaisons de ce fromage sont bloquées par les autorités américaines, qui estiment qu'elles ont "des mites en trop grande quantité" : "Ils ont peur des allergies", alors que "rien n'a rien changé depuis 20 ans"explique Benoit de Vitton.

Parmi les protestataires, quelques Américains, telle Jennifer Palmer, une avocate venue avec sa fille de cinq mois et son époux, après avoir vu l'appel à la manifestation sur Facebook."Je voulais soutenir la mimolette", a expliqué cette Texane ayant vécu trois ans en France. "C'est un merveilleux fromage, il ne faut pas laisser faire ça", estimait aussi Bill Millhouser, un retraité habitant à Washington, qui venait d'en goûter pour la première fois.