Etats-Unis : première exécution d'une condamnée en Géorgie depuis 70 ans

Des opposants à la peine capitale manifestent contre la condamnation à mort de Kelly Gissendaner, le 2 mars 2015, à Atlanta (Etats-Unis), en arborant une pancarte \"Kelly est aimée\". 
Des opposants à la peine capitale manifestent contre la condamnation à mort de Kelly Gissendaner, le 2 mars 2015, à Atlanta (Etats-Unis), en arborant une pancarte "Kelly est aimée".  (BEN GRAY / AP / SIPA)

Le pape François avait lancé devant le Congrès un appel pour épargner Kelly Gissendaner, condamnée à mort pour avoir comploté avec son amant en vue d'assassiner son mari.

L'appel à la clémence du pape François n'a pas été entendu. La Géorgie (Etats-Unis) a exécuté, mercredi 30 septembre, une condamnée à mort, cinq jours après que le souverain pontife a plaidé pour l'abolition de la peine capitale devant le Congrès américain. 

La première femme exécutée en Géorgie depuis 1945

La condamnée, âgée de 47 ans, a reçu une injection létale, devenant la première femme exécutée depuis 1945 en Géorgie, Etat du sud-est des Etats-Unis. "A 00h21 suivant l'ordre de la cour, Kelly Gissendaner a été exécutée conformément à la loi. Elle a émis une dernière déclaration et a demandé à faire une prière", a annoncé Gwendolyn Hogan, porte-parole de l'administration pénitentiaire de Géorgie. 

Kelly Gissendaner avait été reconnue coupable d'avoir comploté avec son amant pour assassiner son mari. Le crime remonte à 1997. L'exécution, initialement prévue mardi à 19 heures, heure locale (1 heure en France), a été repoussée tard dans la nuit. Les avocats de la condamnée ont, en effet, lutté d'arrache-pied sur le terrain judiciaire, jusqu'au dernier instant : ils ont bombardé de recours une cour d'appel fédérale, la cour suprême de la Géorgie et la Cour suprême nationale, saisies en urgence. Toutes ont refusé d'accorder un dernier sursis à Kelly Gissendaner.

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