Déchirée, la Bolivie en proie aux violences

FRANCEINFO

En Bolivie, au moins cinq personnes partisanes de l'ancien président déchu Evo Morales ont été tuées dans des affrontements. L'ONU dénonce l'usage disproportionné de la force par la police et l'armée.

Deux visions s'affrontent en Bolivie. Elles sont incarnées par deux figures très différentes. D'un côté, Evo Morales a dirigé le pays pendant 14 ans. C'est un indigène athée proche du président vénézuélien décédé Hugo Chavez. Il est populaire dans les milieux modestes. De l'autre côté, Jeanine Áñez est devenue présidente par intérim. Avocate, conservatrice, ancienne sénatrice, elle est une fervente chrétienne. Elle l'a revendiquée dès ses premières heures au pouvoir. Elle est portée par la bourgeoisie.

Des élections d'ici 90 jours

La Bolivie est donc incarnée par ces deux figures opposées. Tant que l'armée soutient Jeanine Áñez, elle restera au pouvoir. Mais saura-t-elle pacifier le pays ? Pas évident, car les partisans de Morales estiment qu'elle n'est pas légitime, que c'est un coup d'État. Il faut absolument des élections. Elle s'y est engagée. Elle a 90 jours pour les organiser. En attendant, l'État fait le choix de la violence et l'ONU s'en inquiète.

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