Dans le vol Montréal-Paris, Magnotta était "sale" et "agité"

Photo non datée de Luka Magnotta extraite d\'une vidéo et diffusée par Interpol.
Photo non datée de Luka Magnotta extraite d'une vidéo et diffusée par Interpol. ( KHALED AL HARIRI / REUTERS)

Europe 1 a recueilli les témoignages de deux personnes qui affirment avoir fait le voyage à côté du "dépeceur de Montréal" dans l'avion qui l'a conduit à Paris le 26 mai.

"On a passé six heures de vol avec lui." Alors que Luka Magnotta, arrêté à Berlin lundi, doit être présenté mardi à un magistrat allemand, Europe 1 diffuse mardi 5 juin le témoignage de deux hommes qui affirment qu'ils étaient assis à côté du dépeceur de Montréal présumé dans un avion Air Transat reliant Montréal à Paris le 26 mai.

"Assez grand, mince, androgyne, cheveux mi-longs, un peu un look d'ado, un côté assez sale en fait, dans ses cheveux, et puis il ne sentait pas très très bon", a décrit l'un des deux hommes sous couvert de l'anonymat.

L'attitude de Luka Magnotta a attiré l'attention de ses voisins : "Il était assez agité durant le vol. A un moment, il se cachait clairement le visage durant le vol. A un moment, il a disparu, je me suis inquiété, on est un peu parano quand on est en vol et j'ai de suite pensé : 'Ouais, il a mis une bombe dans les toilettes'. L'hôtesse m'a rassuré, en me disant : 'Non, il est au fond, il ne va pas bien.' Et en me retournant, j'ai vu qu'il était en train de pleurer."

"Froid dans le dos"

Ce témoin explique qu'après avoir décrit le suspect à la police, des agents lui ont montré une photo confirmant ses dires. "Quand on voit ce qu'il a fait, ça fait froid dans le dos." Le deuxième homme dit avoir redouté "qu'il ait eu [son] nom, [son] adresse. (...) On se dit qu'on aurait pu être le prochain".

Par ailleurs, son voisin de siège a raconté par le menu le voyage sur son blog, cataloguant Luka Magnotta comme un "gay extraterrestre".

Luka Magnotta est accusé de meurtre prémédité et d'outrage à cadavre. Il aurait tué un étudiant chinois de 32 ans, dans la nuit du 24 au 25 mai, et l'aurait dépecé avant de partir pour la France le lendemain.