Chili : onze morts lors des émeutes, le pays est "en guerre", déclare le président

Des soldats patrouillent dans la ville de Concepcion (Chili), le 20 octobre 2019.
Des soldats patrouillent dans la ville de Concepcion (Chili), le 20 octobre 2019. (PABLO HIDALGO / AFP)

"Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, qui est prêt à faire usage de la violence sans aucune limite", a déclaré, dimanche soir, Sebastian Pinera dans une allocution à la télévision depuis le siège de l'armée à Santiago.

Au Chili, au moins onze personnes sont mortes lors d'affrontements violents et d'incendies criminels et le président chilien, Sebastian Pinera, a annoncé, dimanche 20 octobre, l'extension de l'état d'urgence aux villes du nord et du sud du pays. "Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, qui est prêt à faire usage de la violence sans aucune limite", a-t-il déclaré dans une allocution à la télévision depuis le siège de l'armée, à Santiago.

L'état d'urgence, décrété samedi dans la capitale, sera étendu aux villes d'Antofagasta, Valparaiso, Valdivia, Chillan, Talca, Temuco et Punta Arenas, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Andres Chadwick. Ce dernier a annoncé que la décision d'étendre l'état d'urgence avait été prise dans un contexte "d'escalade de la violence et du vandalisme". Quelque 10 500 policiers et militaires sont mobilisés à Santiago et ce contingent sera renforcé si nécessaire, a-t-il précisé.

Gel du prix du ticket de métro

Les émeutes qui secouent le pays sont survenues à la suite d'un mouvement de contestation, initié par des lycéens et des étudiants, qui a débuté il y a deux semaines en raison de la hausse du prix du ticket de métro. Face à la contestation, le président chilien a annoncé qu'il gelait la hausse du prix du titre de transport.

Sebastian Pinera a annoncé que les réseaux de bus et de métro à Santiago fonctionneraient partiellement lundi, ainsi que les hôpitaux, certaines écoles et crèches, et appelé les Chiliens à se regrouper et à aider leurs voisins et à rester en sécurité.

Appel à la prudence de l'ambassade française

L'ambassadeur de France au Chili a adressé un message aux ressortissants français : "Je vous demande de faire preuve de la plus grande prudence et de la plus grande vigilance." Il a également appelé les ressortissants français à "éviter tout rassemblement sur la voie publique".

France Diplomatie demande sur son site aux personnes se trouvant dans les zones concernées [à Santiago et à Chacabuco, ainsi que dans les communes de San Bernardo et Puente Alto] de "rester à leur domicile ou à leur hôtel, sauf urgence médicale nécessitant un déplacement".

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