Canada : ce que l'on sait de l'auteur de la fusillade d'Ottawa

Des policiers marchent dans une rue d\'Ottawa après une fusillade au Parlement canadien, le 22 octobre 2014.
Des policiers marchent dans une rue d'Ottawa après une fusillade au Parlement canadien, le 22 octobre 2014. (MIKE CARROCCETTO / GETTY IMAGES / AFP)

Le suspect, abattu par la police, est un Canadien de 32 ans. Il était connu des services de renseignement du pays.

Il n'aurait pas de lien avec des groupes islamistes, et aurait plutôt le profil d'un loup solitaire. L'auteur de la fusillade au Parlement d'Ottawa, mercredi 23 octobre, a été identifié par la police, après avoir été abattu au sein même du Parlement. Francetv info vous résume ce que l'on sait de lui.

Connu des services de renseignements

Le suspect s'appelle Michael Zehaf-Bibeau. Des responsables canadiens ont confirmé son identité au quotidien canadien Globe And Mail (en anglais). Citoyen canadien, il était âgé de 32 ans et vivait à Vancouver, dans l'ouest du pays. Selon plusieurs médias canadiens, il était considéré par les services de renseignements comme un "voyageur à haut risque", et s'était fait récemment retirer son passeport.

Déjà condamné au Canada

Le casier judiciaire du suspect n'était pas vierge, à en croire La Presse, qui évoque "plusieurs infractions mineures". En 2004, l'homme aurait été poursuivi pour possession de drogue, selon CBC (en anglais). Après avoir plaidé coupable, il aurait été condamné à 60 jours de prison.

Michael Zehaf-Bibeau aurait à nouveau eu maille à partir avec la justice en 2011, cette fois-ci pour vol et menaces. Reconnu coupable de cette dernière offensive, il aurait été condamné à un jour de prison, précise la chaîne.

Récemment converti à l'islam

Selon des sources policières citées par La Presse, Michael Zehaf-Bibeau avait un profil de loup solitaire, et "aucune indication ne permet de relier son acte à un réseau terroriste", d'après le site du journal. D'après le Journal de Montréal, le tireur présumé s'était en revanche "récemment converti à l'islam", et était, d'après La Presse, "considéré comme un pratiquant radical".

Le Globe And Mail et le Ottawa Citizen (en anglais) évoquent tout deux "l'instabilité mentale" du suspect. Selon La Presse, l'homme souffrait "de nombreuses dépendances à l'alcool ou à la drogue".