L'armée américaine refuse la clémence à Bradley Manning

Le soldat américain Bradley Manning, le 21 août 2013 à Fort Meade, Maryland (Etats-Unis).
Le soldat américain Bradley Manning, le 21 août 2013 à Fort Meade, Maryland (Etats-Unis). (SAUL LOEB / AFP)

Un général américain a refusé de réduire la peine du soldat américain condamné à 35 ans de prison pour avoir révélé plus de 700 000 documents secrets au site Wikileaks.

 

Un général américain a refusé la clémence au soldat Bradley Manning, condamné à 35 ans de prison pour la plus grande divulgation de documents secrets dans l'histoire des Etats-Unis. Comme l'a annoncé l'armée américaine lundi 14 avril, le général Jeffrey Buchanan, commandant en chef des cours martiales, a approuvé les attendus et le verdict décidés par la cour martiale en 2013, ce qui renvoie automatiquement le dossier devant la Cour criminelle d'appel des armées, précise l'US Army dans un communiqué.

Le processus automatique d'appel peut donc commencer devant la cour criminelle d'appel de l'armée, ajoute le texte. Selon ses défenseurs, la procédure d'appel pourrait aussi être portée devant la justice fédérale et aller jusqu'à la Cour suprême, en invoquant la loi sur l'espionnage sur laquelle s'appuie le verdict.

Une sentence "injuste" et "disproportionnée"

L'avocat de Chelsea Manning, David Coombs, avait demandé la grâce du président Barack Obama, mais il a affirmé avoir été invité à s'adresser à l'autorité supérieure des cours martiales, qu'il a exhortée à la clémence fin mars. "Tous ceux qui connaissent l'affaire seraient d'accord pour dire qu'une peine de 35 ans de prison est trop sévère par rapport à la conduite du soldat Manning", avait déclaré David Coombs dans un communiqué, en demandant au général Buchanan d'alléger une sentence selon lui "injuste" et "disproportionnée".

 

Bradley Manning, qui se fait désormais appeler Chelsea Manning suite à un changement d'identité sexuelle, travaillait comme analyste pour l'armée américaine à Bagdad en 2010 quand il a transmis au site WikiLeaks 700 000 documents, vidéos, câbles diplomatiques et comptes rendus militaires. Il a plaidé coupable de dix charges à son encontre mais a été condamné pour 20 charges, dont celles d'espionnage et de vol.