Au Mexique, après les inondations, les pillards entrent en scène

Des pillards s\'enfuient avec une télé volée, lors des inondations qui ont frappé Acapulco (Mexique), le 17 septembre 2013.
Des pillards s'enfuient avec une télé volée, lors des inondations qui ont frappé Acapulco (Mexique), le 17 septembre 2013. (RONALDO SCHEMIDT / AFP)

Alors que les deux tempêtes qui ont déjà fait 80 morts et un million de sinistrés menacent toujours, les pillages frappent notamment la ville d'Acapulco, fuie par les touristes.

Isolée du reste du Mexique après le passage de deux tempêtes tropicales qui ont fait 80 morts à l'échelle nationale, la cité balnéaire d'Acapulco, sur la côte Pacifique, est désormais en proie aux pillages. Depuis mercredi 18 septembre, profitant du chaos provoqué par les intempéries, les pillards ont fait main basse sur tout ce qu'ils trouvaient, des postes de télévision aux décorations de Noël. "Malheureusement, il ne s'agit pas de pillages par besoin de nourriture, il s'agit simplement de voler pour le plaisir", a déploré Mariberta Medina, présidente d'une association locale d'hôteliers.

Inondé, l'aéroport international d'Acapulco est hors service, ce qui a retardé le départ de 40 000 touristes et visiteurs. Un groupe de 5 300 personnes a toutefois pu être conduit à Mexico, selon le ministre des Transports, Gerardo Ruiz Esparza. Dans le village de La Pintada, au nord-ouest de la station balnéaire, les corps de 18 personnes ensevelies par un glissement de terrain ont été découverts, a annoncé le maire. Une soixantaine d'habitants de la région sont toujours portés disparus, le bilan pourrait donc s'alourdir considérablement.

APTN

Ingrid et Manuel, les deux dépressions qui ont convergé ce week-end vers le Mexique, y ont fait plus d'un million de sinistrés, et les ravages ne sont peut-être pas terminés. Manuel, qui se dirige désormais vers le nord en suivant la côte, s'est mué mercredi en ouragan. Une autre dépression située dans le secteur du Yucatan a 70% de chances d'accéder également à ce statut dans les prochaines 48 heures. Le ministère des Finances mexicain a dit avoir débloqué 12 milliards de pesos (685 millions d'euros) pour faire face à la catastrophe. Le président Enrique Peña Nieto, qui devait survoler les zones sinistrées dans la journée, a promis que les dégâts seraient réparés rapidement.

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