Attaques informatiques : Obama désigne l'Etat chinois

Le président américain, Barack Obama, le 27 février 2013, à Washington DC (Etats-Unis).
Le président américain, Barack Obama, le 27 février 2013, à Washington DC (Etats-Unis). (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

Le président américain a déclaré sur ABC que certaines étaient "soutenues" par Pékin.

C'est la première fois que le président américain accuse ainsi Pékin. Barack Obama a affirmé mercredi 13 mars que certaines attaques informatiques chinoises sont "soutenues par l'Etat". La Chine a aussitôt répondu qu'elle était prête à coopérer avec les Etats-Unis pour combattre la cyber-criminalité, soutenant qu'elle était également la cible de telles attaques.

Ces derniers mois, des médias, entreprises et personnalités américaines ont été victimes de piratages, relançant les soupçons sur l'implication de hackers chinois, prétendument liés à l'armée. Un rapport publié le 19 février par la société de sécurité informatique Mandiant a établi des liens clairs entre les attaques et l'armée chinoise, via l'unité 61398. Les informations recoupées par Mandiant indiquent que ce bureau mène une vaste entreprise d'espionnage industriel à coups d'attaques informatiques. Des accusations fermement réfutées par Pékin. 

Une différence entre cyberattaques et "vraie guerre"

Le président américain, qui était interrogé par la chaîne ABC, a également mis en garde contre la "rhétorique belliqueuse" en cas de cyberattaques, appelant le Congrès à agir pour renforcer la sécurité informatique. "Il y a une grande différence entre le fait qu'ils soient engagés dans de l'espionnage informatique ou des cyberattaques et une vraie guerre", a affirmé le président américain. "Certaines [d'entre elles] sont soutenues par l'Etat. D'autres sont soutenues par des criminels", a-t-il ajouté.

"Nous avons été très clairs avec les Chinois, leur expliquant que nous attendons d'eux qu'ils respectent les conventions et les lois internationales", a poursuivi Barack Obama. "Et nous allons avoir quelques conversations plutôt musclées avec eux, nous en avons déjà eues", a-t-il ajouté, regrettant les milliards de dollars perdus à cause du pillage informatique de secrets industriels.

 

Vous êtes à nouveau en ligne