Argentine : le candidat péroniste Alberto Fernandez remporte la présidentielle dès le premier tour

Alberto Fernandez prononce un discours après l\'annonce de sa victoire à l\'élection présidentielle, le 27 octobre 2019 à Buenos Aires.
Alberto Fernandez prononce un discours après l'annonce de sa victoire à l'élection présidentielle, le 27 octobre 2019 à Buenos Aires. (ALEJANDRO PAGNI / AFP)

"La seule chose qui nous préoccupe, c'est que les Argentins arrêtent de souffrir", a déclaré le vainqueur du scrutin, alors que son pays est en proie à une grave crise économique.

Le péronisme est de retour en Argentine. Le candidat de centre-gauche Alberto Fernandez a remporté l'élection présidentielle dès le premier tour, dimanche 27 octobre, devant le président sortant libéral Mauricio Macri, selon des résultats partiels. Alors que 80% des bulletins ont été dépouillés, le candidat péroniste a obtenu 47,45% des voix, contre 41,11% pour Mauricio Macri.

Alberto Fernandez devient donc le nouveau président de ce pays de 44 millions d'habitants. Pour gagner dès le premier tour, il devait obtenir plus de 45% des voix, ou bien plus de 40% des voix avec un avantage de plus de 10 points sur le candidat arrivé en deuxième position. Selon le ministère de l'Intérieur, la participation au scrutin a été de plus de 80%.

"C'est un grand jour pour l'Argentine", avait réagi, confiant, devant la presse Alberto Fernandez, dont la colistière est l'ex-présidente Cristina Kirchner (2007-2015), peu après la fermeture des bureaux de vote. Le président sortant, Mauricio Macri, 60 ans, dont la popularité a fortement chuté l'année dernière en raison de la grave crise économique, avait estimé après avoir voté que deux "visions concurrentes de l'avenir [étaient] en jeu".

Le président sortant félicite son adversaire

Après avoir voté, Alberto Fernandez avait promis de travailler à réduire la forte polarisation politique qui traverse le pays, entre péronistes et partisans de Mauricio Macri, qui briguait un deuxième mandat. Le président sortant a félicité Alberto Fernandez et a promis de mener une opposition "saine et constructive". Il a invité le nouveau chef de l'Etat à déjeuner lundi à la présidence, et son invitation a été acceptée par le vainqueur.

Après l'annonce de sa victoire, Alberto Fernandez, visiblement ému, a pris la parole devant plusieurs milliers de ses partisans. "Les temps qui viennent ne sont pas faciles, a-t-il déclaré. La seule chose qui nous préoccupe, c'est que les Argentins arrêtent de souffrir." Cristina Kirchner, qui se trouvait à ses côtés, a appelé le président sortant à prendre dans les derniers jours de son mandat "toutes les mesures nécessaires pour atténuer la situation dramatique" de l'Argentine.

Vous êtes à nouveau en ligne