Amazonie : la violence envers les défenseurs de l'environnement alimente la déforestation au Brésil, selon Human Rights Watch

La forêt amazonienne en feu, dans la région de Para, au Brésil, le 28 août 2019. Le mois d\'août 2019 a été le plus destructeur des neuf dernières années.
La forêt amazonienne en feu, dans la région de Para, au Brésil, le 28 août 2019. Le mois d'août 2019 a été le plus destructeur des neuf dernières années. (GUSTAVO BASSO / NURPHOTO / AFP)

Dans ce rapport, l'ONG dénonce "des réseaux criminels qui emploient la violence et l'intimidation" et interpelle le président brésilien, Jair Bolsonaro.

Le gouvernement brésilien "échoue" à protéger les défenseurs de l'environnement. Dans un rapport publié mardi 17 septembre, Human Rights Watch (HRW) accuse le Brésil d'encourager les violences de la part de réseaux mafieux qui détruisent l'Amazonie, et de ralentir ainsi la lutte contre la déforestation. 

Dans ce rapport, intitulé "les mafias de la forêt tropicale", l'ONG pointe du doigt l'impunité et l'allègement des contrôles environnementaux, qui contribuent également à la déforestaion de la plus grande forêt tropicale du monde. 

La destruction des ressources amazoniennes "est menée en grande part par des réseaux criminels qui emploient la violence et l'intimidation contre ceux qui se mettent en travers de leur chemin", accuse HRW.

Vingt défenseurs de l'environnement tués en 2018

Jair Bolsonaro, président d'extrême droite, est sommé d'arrêter "ses attaques verbales et accusations sans fondement" contre les ONG, qui stimule la violence et la défiance envers les protecteurs de l'environnement. Human Rights Watch lui demande également de "rétablir la coopération" entre le gouvernement et la société civile pour protéger les indigènes, les défenseurs de l'environnement et la forêt.

En 2018, l'ONG Global Witness a recensé vingt assassinats de défenseurs de l'environnement au Brésil, ce qui en fait le quatrième pays le plus meurtrier pour ces militants. Ce phénomène n'est pas nouveau : en 1988, Chico Mendes, l'une des voix les plus connues à l'étranger parmi les défenseurs de l'environnement, avait été éliminé sur ordre d'un propriétaire terrien. 

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