Alors qu'un accord de sortie de crise a été conclu par Damas et la Ligue arabe mercredi, les violences se poursuivent.

Manifestation anti-Assad, le 2 novembre au Caire, où a été conclu le plan de sortie de crise.
Manifestation anti-Assad, le 2 novembre au Caire, où a été conclu le plan de sortie de crise. (MOHAMMED HOSSAM / AFP)

Neuf civils ont trouvé la mort ce jeudi, tués par des tirs des forces de sécurité à Homs. Les violences avaient déjà fait 34 victimes mercredi.

Neuf civils ont trouvé la mort ce jeudi, tués par des tirs des forces de sécurité à Homs. Les violences avaient déjà fait 34 victimes mercredi.

Mercredi, Damas a accepté un censé mettre fin à la répression du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al-Assad. Les quatre Syriens ont été tués dans les quartiers de Baba Amr, Al-Inchaat et Bab Dreib à Homs, "où l'on peut encore entendre des tirs à la mitrailleuse lourde".

Le plan prévoit un arrêt total de la violence pour protéger les civils, la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la contestation et l'évacuation de toute force militaire des villes en proie à des conflits armés. Malgré cet accord, les violences avaient déjà fait mercredi 34 nouvelles victimes : 11 ouvriers "tués par des hommes armés venant de villages pro-régime" dans la province de Homs, 8 civils tués par les forces de l'ordre à Homs et 15 membres des forces de l'ordre tués par des déserteurs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Nouvelle manifestation vendredi

Comme toutes les semaines, les militants sur le terrain ont appelé les Syriens à manifester vendredi sous le slogan "Allah est grand, contre les despotes et les tyrans". "Plus le régime réprime et tue, plus nous sommes déterminés. Le régime ne pourra pas se maintenir malgré (l'appui) de la Russie et de la Chine, ni en raison des décisions de la Ligue arabe, car le peuple est déterminé à obtenir la liberté", ont écrit les militants sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011".

"Le régime est tombé depuis le premier jour où nous avons appelé à la liberté, et dès la première goutte de sang versée à cause des balles tirées par les tyrans", ont-ils ajouté.

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