Algérie. L'assaut n'est pas terminé, encore aucun bilan officiel

Cliché non daté du site gazier d\'In Amenas, dans le sud de l\'Algérie, où des jihadistes ont pris plusieurs dizaines de personnes en otage, le 17 janvier 2013.
Cliché non daté du site gazier d'In Amenas, dans le sud de l'Algérie, où des jihadistes ont pris plusieurs dizaines de personnes en otage, le 17 janvier 2013. (KJETIL ALSVIK / STATOIL / AFP)

Francetv info fait le point sur les informations provenant d'In Amenas. 

La prise d'otages revendiquée par le groupe jihadiste des "Signataires par le sang" sur un site gazier d'In Amenas, dans le sud-est de l'Algérie, se poursuit, vendredi 18 janvier. Les données communiquées sur les morts et sur l'assaut des forces spéciales algériennes n'ont pour le moment pas été confirmées. Francetv info fait le point sur les informations qui circulent sur cet événement.  

Ce qui est officiel 

L'assaut continue. "L'incident terroriste en Algérie est toujours en cours", a indiqué vendredi matin le ministère britannique des Affaires étrangères. C'est ce qu'affirme aussi l'agence mauritanienne ANI. Selon elle, l'assaut n'a permis de contrôler que le "site de vie" du complexe gazier, où se trouvait la majorité des otages. 

La présence de Français. Manuel Valls a déclaré vendredi matin sur RTL qu'au moins deux Français avaient échappé aux jihadistes. "Il y avait très peu de Français sur cette base particulièrement étendue, à 1 600 km au sud d'Alger", a déclaré le ministre de l'Intérieur. "Nous avons des nouvelles de deux d'entre eux qui sont revenus. Pour ce qui concerne les deux autres, s'il y en avait deux autres, nous n'avons pas à ce stade plus d'informations. Nous espérons en avoir dans la matinée", a-t-il ajouté. 

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RTL

Plusieurs pays font leur décompte. Le porte-parole du gouvernement japonais a annoncé le même jour que trois Japonais sur 17 se trouvaient "en sûreté". Il n'a pas précisé s'ils avaient été libérés ou s'ils avaient réussi à échapper à leurs ravisseurs. Quatorze Japonais sont en revanche portés disparus, possiblement retenus par les islamistes. De son côté, Dublin affirme qu'un Irlandais est sain et sauf, et Londres indique que des citoyens britanniques figurent parmi les otages. Enfin, le porte-parole du ministère philippin des Affaires étrangères a indiqué vendredi qu'une vingtaine de Philippins se trouvaient parmi les otages du commando islamiste. L'un d'entre eux est parvenu à s'échapper.

Ce qui reste incertain 

Le nombre de victimes. Aucun bilan officiel de cette opération n'a pour l'instant filtré, attisant l'inquiétude des pays concernés. Le ministre algérien de la Communication, Mohamed Said, a indiqué jeudi que l'opération avait permis de "libérer jusqu'à présent plusieurs otages nationaux et étrangers", sans fournir de chiffres. Il s'est contenté de faire état d'un "nombre important d'otages libérés et malheureusement quelques morts et blessés""Un nombre important de terroristes qui ont essayé de prendre la fuite vers un pays limitrophe ont été neutralisés", a-t-il ajouté. Selon un porte-parole des islamistes, l'opération aurait fait une cinquantaine de morts, 34 otages et 15 ravisseurs. Des chiffres "fantaisistes", tranche une source sécuritaire citée par l'AFP.

Images inexistantes. La confusion est grande sur cette prise d'otages. Il faut dire que les informations reçues par les médias sont pour le moins parcellaires. Les unes des journaux de vendredi en témoignent : toutes montrent des photographies non datées ou prétextes pour illustrer leurs articles. Pour l'heure, les médias ne disposent en effet d'aucun cliché sur l'événement.  

Montage des unes du Parisien, du Figaro et de Libération, le 18 janvier 2013. 
Montage des unes du Parisien, du Figaro et de Libération, le 18 janvier 2013.  (FRANCETV INFO)

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