Alassane Ouattara inaugure une commission dont la mission sera de panser les plaies d'une nation meurtrie.

Alassane Ouattara le 23 septembre 2011, Washington.
Alassane Ouattara le 23 septembre 2011, Washington. (SAUL LOEB / AFP)

Cette nouvelle instance intitulée commission sur le Dialogue, la Vérité et la Réconciliation (CDVR) est censée apaiser le pays ébranlé, après l'élection du 28 novembre 2010, par un conflit meurtrier.

Cette nouvelle instance intitulée commission sur le Dialogue, la Vérité et la Réconciliation (CDVR) est censée apaiser le pays ébranlé, après l'élection du 28 novembre 2010, par un conflit meurtrier.

Onze membres composeront cette commission, parmi lesquels le footballeur Didier Drogba, représentant la diaspora ivoirienne. Elle a été créée sur le modèle de la commission Vérité et Réconciliation établie en Afrique du Sud dans les années 1990, après abolition de l'Apartheid.

La réconciliation est considérée comme vitale pour restaurer stabilité politique et prospérité économique. Les Ivoiriens qui reconnaîtront leurs fautes devant cette commission pourraient pour certains être amnistiés. Ceux qui ont commis les crimes les plus graves devraient eux être jugés.

Dans un premier temps, la CDVR se penchera sur les travaux de ses prédécesseurs dans le monde et il lui faudra notamment établir la frontière entre les crimes susceptibles d'être amnistiés et ceux qui doivent être punis.

Le bilan du conflit post-électoral est lourd, avec plus de 3000 morts et un million de personnes déracinées. La Côte d'Ivoire a basculé dans des violences politico-ethniques fin 2010, après que le président Laurent Gbagbo a refusé de reconnaître sa défaite électorale. Les forces d'Alassane Ouattara ont arrêté le président déchu le 11 avril 2011, soutenues par un contingent français.

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