Alain Juppé "pas favorable" à une intervention au sol contre Daech

("Continuons à participer à la coalition qui utilise la voie aérienne", estime Alain Juppé © MAXPPP)

Faut-il combattre Daech au sol ? La question n'est pas nouvelle, mais elle revient sur le devant de la scène après les propos de plusieurs ténors du parti Les Républicains favorables à une telle intervention terrestre. L'ancien premier ministre et candidat à la primaire à droite, Alain Juppé, a tenu à se démarquer ce jeudi.

Pour lui, c'est non. Alain Juppé n'est "pas favorable" à l'envoi de troupes au sol pour combattre l'organisation terroriste Daech : 

"Nous sommes intervenus au sol en Afghanistan et en Irak, on en a vu le résultat."

"Les conditions ne sont absolument pas réunies pour une telle intervention", estime Alain Juppé au micro de Yannick Falt
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Pour le maire (Les Républicains) de Bordeaux et candidat à la primaire à droite, il faut continuer "à participer activement à la coalition qui utilise la voie aérienne" , mais "il appartient aux pays de la région, avec notre soutien logistique et en renseignements" de stopper Daech.

La question divise Les Républicains

Par ces propos, Alain Juppé se démarque clairement d'autres ténors de la droite. Dimanche dernier, le député Bruno Le Maire avait ainsi réclamé la mise en place d'une "coalition" de "pays européens" et du Proche-Orient qui puisse "mettre des troupes au sol" pour "se débarrasser une bonne fois pour toutes de Daech" . "Je veux que la France passe à l'offensive" , avait martelé Bruno Le Maire.

Même son de cloche du côté de l'ex-ministre Eric Woerth ce jeudi matin : "Il faut déclencher la guerre à Daech et je ne comprends pas pourquoi cela n'est pas fait" , a-t-il déclaré, regrettant que la France soit "silencieuse sur le sujet" . Plus nuancé, l'ancien ministre de la Défense, Gérard Longuet, a estimé sur France Info que "la présence de troupes au sol n'a de sens que s'il y a un projet politique" approuvé par le Conseil de sécurite de l'ONU.  Or, ce projet "n'existe pas" à l'heure actuelle, selon le sénateur de la Meuse.

"Ca n'est,tout simplement, pas possible" Gérard Longuet, sénateur de la Meuse
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